
{"id":13516,"date":"2024-12-10T19:46:53","date_gmt":"2024-12-10T18:46:53","guid":{"rendered":"https:\/\/tolunacorporate.com\/?p=13516"},"modified":"2025-05-10T19:03:13","modified_gmt":"2025-05-10T17:03:13","slug":"le-regard-des-francais-et-des-professionnels-de-sante-sur-les-addiction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/le-regard-des-francais-et-des-professionnels-de-sante-sur-les-addiction\/","title":{"rendered":"Le regard des Fran\u00e7ais et des professionnels de sant\u00e9 sur les addiction"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par Harris Interactive en ligne du 29 octobre au 8 novembre 2024. \u00c9chantillons de 3010 personnes repr\u00e9sentatif des Fran\u00e7ais \u00e2g\u00e9s de 16 ans et plus ; et de 213 professionnels de la sant\u00e9, dont 104 m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, 54 addictologues et 55 psychiatres et psychologues. M\u00e9thode des quotas et redressement appliqu\u00e9s aux variables suivantes : sexe (Fran\u00e7ais et g\u00e9n\u00e9ralistes), \u00e2ge (Fran\u00e7ais et g\u00e9n\u00e9ralistes), cat\u00e9gorie socioprofessionnelle (Fran\u00e7ais) et r\u00e9gion (Fran\u00e7ais et g\u00e9n\u00e9ralistes).<\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Paris, le 10 d\u00e9cembre,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Harris Interactive a r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la demande d\u2019Addict\u2019AIDE une enqu\u00eate destin\u00e9e \u00e0 dresser&nbsp;<strong>un \u00e9tat des perceptions des Fran\u00e7ais et des professionnels de sant\u00e9 sur le sujet des addictions<\/strong>&nbsp;en France.<\/p>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger le\u00a0<a href=\"https:\/\/tolunacorporate.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Rapport-Harris-Le-regard-des-Francais-et-des-professionnels-de-sante-sur-les-addictions-Rapport-complet.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">rapport complet<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que retenir de cette enqu\u00eate ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La perception des addictions : une maladie et une souffrance en pleine expansion, et qui peut toucher n\u2019importe qui<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Des Fran\u00e7ais et des professionnels de sant\u00e9 qui associent les addictions \u00e0 une maladie et \u00e0 une souffrance dont il est difficile de sortir<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les trois dimensions que les Fran\u00e7ais associent le plus aux addictions sont&nbsp;<strong>l\u2019impossibilit\u00e9 de s\u2019arr\u00eater<\/strong>&nbsp;(65%),&nbsp;<strong>l\u2019obsession&nbsp;<\/strong>(58%) et&nbsp;<strong>la maladie<\/strong>&nbsp;(50%). En effet,&nbsp;<strong>trois quarts des Fran\u00e7ais<\/strong>&nbsp;(75% ; 79% chez les plus de 50 ans)&nbsp;<strong>consid\u00e8rent que l\u2019addiction est une maladie<\/strong>, tandis que seulement 24% ne le consid\u00e8rent pas. Cette dimension est d\u2019autant plus mise en avant par les professionnels de sant\u00e9 (74% associent l\u2019addiction \u00e0 la maladie), et notamment les plus jeunes (85% chez ceux qui pratiquent depuis moins de 10 ans).<\/p>\n\n\n\n<p>Une maladie&nbsp;<strong>mais aussi une souffrance<\/strong>&nbsp;: le grand public (68%) et les professionnels de sant\u00e9 (88%) s\u2019accordent sur le fait que ce terme est celui qui d\u00e9finit le mieux les addictions. Cependant, le grand public met fortement en exergue le sentiment de faiblesse (48%&nbsp;; 57% chez les plus de 65 ans), contrairement aux praticiens, qui mettent davantage en avant la honte (42%), le tabou (35%) et le mensonge (32%).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour corroborer cette dimension de \u00ab&nbsp;souffrance&nbsp;\u00bb, les Fran\u00e7ais consid\u00e8rent que les addictions se d\u00e9veloppent pour justement att\u00e9nuer une souffrance, combler un manque ou surmonter une faiblesse (67%), plut\u00f4t que par habitude ou par la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019un comportement en apparence agr\u00e9able (32%).<\/p>\n\n\n\n<p>Une maladie et une souffrance auxquelles il est selon les Fran\u00e7ais&nbsp;<strong>tr\u00e8s difficile de mettre fin<\/strong>&nbsp;(89% estiment que c\u2019est difficile, dont 40% tr\u00e8s difficile). Une opinion qui est d\u2019autant plus marqu\u00e9e chez les professionnels de sant\u00e9 (97% estiment que c\u2019est difficile, dont 57% tr\u00e8s difficile).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les addictions : une maladie qui progresse aux yeux des Fran\u00e7ais et des professionnels de sant\u00e9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le grand public (77%), comme pour les professionnels de sant\u00e9 (85%),&nbsp;<strong>les addictions sont un ph\u00e9nom\u00e8ne qui est en hausse<\/strong>. En effet, 91% des Fran\u00e7ais et 96% des praticiens estiment que de plus en plus de personnes souffrent d\u2019addiction.<\/p>\n\n\n\n<p><em>M\u00eame si certaines personnes sont plus expos\u00e9es que d\u2019autres, les addictions peuvent toucher n\u2019importe qui<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e que&nbsp;<strong>les addictions peuvent toucher n\u2019importe qui<\/strong>, m\u00eame si&nbsp;<strong>certains sont plus expos\u00e9s que d\u2019autre<\/strong>, est largement r\u00e9pandue parmi les Fran\u00e7ais (respectivement 93% et 91% des r\u00e9pondants sont d\u2019accord avec ces deux affirmations).<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, la plupart des Fran\u00e7ais estiment que les femmes et les hommes sont autant expos\u00e9s aux addictions (77%), que ces derni\u00e8res peuvent toucher toutes les tranches d\u2019\u00e2ge (45%) et tous les milieux de vie (69%).&nbsp; Cependant,&nbsp;<strong>un profil plut\u00f4t jeune&nbsp;<\/strong>(c\u2019est-\u00e0-dire les 18-25 ans, pour 31% des Fran\u00e7ais),&nbsp;<strong>masculin<\/strong>&nbsp;(19%&nbsp;; vs. 4% qui consid\u00e8rent que les femmes sont plus expos\u00e9es) et&nbsp;<strong>urbain<\/strong>&nbsp;(26%&nbsp;; vs. 5% qui estiment que les ruraux sont plus expos\u00e9s) \u00e9merge lorsque l\u2019on se penche sur le profil le plus cit\u00e9 (un sentiment d\u2019exposition qui est d\u2019autant plus mis en avant par cette m\u00eame population de jeunes hommes urbains).&nbsp;<strong>Une perception des Fran\u00e7ais qui est globalement juste<\/strong>, puisque ce profil est l\u00e9g\u00e8rement surrepr\u00e9sent\u00e9 parmi les r\u00e9pondants ayant d\u00e9clar\u00e9 souffrir (ou avoir souffert) d\u2019une addiction, par rapport \u00e0 l\u2019ensemble de la population fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, selon les Fran\u00e7ais, le profil d\u2019une personne touch\u00e9e par l\u2019addiction est avant tout celui d\u2019une personne&nbsp;<strong>fragile psychologiquement<\/strong>&nbsp;(88%&nbsp;; 92% chez les 50 ans et plus) et&nbsp;<strong>influen\u00e7able<\/strong>&nbsp;(85%&nbsp;; 90% chez les 50 ans et plus),&nbsp;<strong>souvent seules<\/strong>&nbsp;(74%) ou ayant des&nbsp;<strong>ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de d\u00e9pendance<\/strong>&nbsp;(73%).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les addictions : entre d\u00e9ni et tabou<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Reconnaitre et accepter la maladie : principale difficult\u00e9 identifi\u00e9e par les Fran\u00e7ais et les professionnels de sant\u00e9&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une large majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais estiment que<strong>&nbsp;l\u2019on ne se rend pas forc\u00e9ment compte lorsqu\u2019on est atteint d\u2019une addiction&nbsp;<\/strong>(84%), et que c\u2019est l\u2019entourage qui s\u2019en rend compte en premier (78%).<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, selon les Fran\u00e7ais,&nbsp;<strong>reconnaitre la maladie et accepter d\u2019\u00eatre aid\u00e9 constitue la principale difficult\u00e9<\/strong>&nbsp;\u00e0 laquelle font face les personnes souffrant d\u2019addiction (pour 63% d\u2019entre eux). Une difficult\u00e9 \u00e9galement largement mise en avant par les professionnels de sant\u00e9 (75%). Cependant, ces derniers mettent \u00e9galement en&nbsp;<strong>avant les difficult\u00e9s \u00e0 trouver la bonne structure&nbsp;<\/strong>(48%),&nbsp;<strong>le bon interlocuteur m\u00e9dical<\/strong>&nbsp;(47%)&nbsp;<strong>et le traitement ad\u00e9quat&nbsp;<\/strong>(44%) pour les personnes concern\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, selon les Fran\u00e7ais,&nbsp;<strong>la difficult\u00e9 \u00e0 admettre qu\u2019un probl\u00e8me existe<\/strong>&nbsp;(92%)&nbsp;<strong>constitue l\u2019un des principaux sympt\u00f4mes d\u2019une addiction<\/strong>, avec l\u2019isolement (91%) et bien s\u00fbr la consommation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de certains produits (94%). Globalement, les plus de 50 ans estiment davantage que la moyenne des Fran\u00e7ais que de nombreux comportements peuvent t\u00e9moigner d\u2019une addiction.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Fran\u00e7ais, les praticiens et les personnes atteintes d\u2019addictions s\u2019accordent sur la difficult\u00e9 de parler de cette maladie, m\u00eame avec des professionnels de sant\u00e9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais et des praticiens estiment qu\u2019il est&nbsp;<strong>difficile de parler d\u2019un probl\u00e8me d\u2019addiction \u00e0 son entourage<\/strong>,&nbsp;<strong>et particuli\u00e8rement en ce qui concerne l\u2019axe enfants-parents<\/strong>. En effet, 86% des Fran\u00e7ais (89% chez les professionnels de sant\u00e9) consid\u00e8rent qu\u2019il est difficile, voire tr\u00e8s difficile (pour 49% d\u2019entre eux) de parler d\u2019un probl\u00e8me d\u2019addiction \u00e0 ses enfants, et 85% \u00e0 ses parents (92% chez les professionnels de sant\u00e9). Viennent ensuite les coll\u00e8gues de travail (81% pour le grand public, 85% pour les professionnels de sant\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Une opinion qui se v\u00e9rifie lorsqu\u2019on interroge les personnes concern\u00e9es (ou ayant \u00e9t\u00e9 concern\u00e9es) par une addiction&nbsp;: la moiti\u00e9 d\u2019entre elles (49%)&nbsp;<strong>d\u00e9clarent avoir gard\u00e9 cela pour eux<\/strong>, pour s\u2019en sortir seules, et d\u2019autant plus en ce qui concerne les hommes (53%) et les 16-24 ans (59%).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une communication difficile avec les proches, mais aussi avec les professionnels de sant\u00e9<\/strong>&nbsp;: seulement 42% des r\u00e9pondants ayant d\u00e9clar\u00e9 souffrir (ou avoir souffert) d\u2019une addiction affirment avoir consult\u00e9 un professionnel de sant\u00e9, et un tiers (34%) avoir eu un suivi et potentiellement re\u00e7u un traitement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le&nbsp;<strong>sexe<\/strong>&nbsp;(pratique compulsive, consommation excessive de pornographie, pratique sous l\u2019effet de drogues, \u2026)&nbsp;et les<strong>&nbsp;jeux<\/strong>&nbsp;(jeux vid\u00e9o, jeux d\u2019argent et de hasard) apparaissent&nbsp;<strong>comme les addictions pour lesquelles ceux qui en souffrent d\u00e9clarent avoir le plus de difficult\u00e9s \u00e0 en parler<\/strong>&nbsp;\u00e0 leurs proches, mais \u00e9galement \u00e0 un professionnel de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tabac, alcool et drogue : des produits qui symbolisent les addictions, \u00e0 la fois nocifs et addictifs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Des Fran\u00e7ais qui associent spontan\u00e9ment les addictions au tabac, \u00e0 la drogue et \u00e0 l\u2019alcool<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La&nbsp;<strong>drogue<\/strong>, l\u2019<strong>alcool<\/strong>&nbsp;et le&nbsp;<strong>tabac \/ la cigarette<\/strong>&nbsp;sont les premiers termes qui viennent spontan\u00e9ment \u00e0 l\u2019esprit des Fran\u00e7ais lorsqu\u2019ils pensent \u00e0 l\u2019addiction, suivi des jeux d\u2019argent et de la notion de d\u00e9pendance. Ce sont \u00e9galement les termes qui ressortent le plus lorsqu\u2019on leur demande quels sont tous les produits ou les comportements qui repr\u00e9sentent \u00e0 leurs yeux des addictions (55% des Fran\u00e7ais citent spontan\u00e9ment l\u2019alcool, 52% les drogues et 45% le tabac ou les cigarettes).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Des Fran\u00e7ais qui consid\u00e8rent que la nocivit\u00e9 d\u2019un produit est proportionnelle \u00e0 son niveau d\u2019addictivit\u00e9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ces produits apparaissent aux yeux des Fran\u00e7ais comme \u00e9tant les plus nocifs pour la sant\u00e9, mais aussi les plus susceptibles de provoquer un risque d\u2019addiction \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet,&nbsp;<strong>les drogues r\u00e9put\u00e9es \u00ab&nbsp;dures&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;(coca\u00efne, crack, h\u00e9ro\u00efne, drogues de synth\u00e8se, produits hallucinog\u00e8nes)&nbsp;<strong>arrivent en t\u00eate en mati\u00e8re de risque d\u2019addiction et de niveau de nocivit\u00e9, avec le tabac, l\u2019alcool, mais aussi le cannabis<\/strong>. Le cannabis apparait par ailleurs comme la seule drogue pour laquelle ceux d\u00e9clarant souffrir d\u2019une addiction sous-estiment le niveau de nocivit\u00e9 et le risque de d\u00e9pendance li\u00e9s \u00e0 celle-ci, en comparaison avec l\u2019ensemble des Fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Une part importante de la population qui d\u00e9clare souffrir d\u2019addictions, essentiellement le tabac et l\u2019alcool<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur les&nbsp;<strong>28% de l\u2019\u00e9chantillon affirmant souffrir (ou avoir souffert) d\u2019une addiction<\/strong>&nbsp;(32% chez les hommes, 35% chez les 16-34 ans et 33% chez les CSP-), la majorit\u00e9 d\u2019entre eux (57%&nbsp;; 72% chez les plus de 50 ans) d\u00e9clarent avoir une addiction au&nbsp;<strong>tabac<\/strong>. Viennent ensuite<strong>&nbsp;l\u2019alcool<\/strong>&nbsp;(23%&nbsp;; 30% chez les plus de 50 ans), puis&nbsp;<strong>les \u00e9crans<\/strong>&nbsp;(16%&nbsp;; 31% chez les 16-34 ans) et&nbsp;<strong>le cannabis<\/strong>&nbsp;(15%&nbsp;; 23% chez les 25-34 ans).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4 Fran\u00e7ais sur 10<\/strong>&nbsp;d\u00e9clarent \u00e9galement&nbsp;<strong>avoir dans leur entourage une personne qui souffre d\u2019addictions<\/strong>, dont la moiti\u00e9 parmi leur famille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des Fran\u00e7ais moyennement inform\u00e9s et relativement d\u00e9munis face \u00e0 la maladie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les addictions : des Fran\u00e7ais qui d\u00e9clarent un niveau d\u2019information tr\u00e8s relatif<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Certaines id\u00e9es re\u00e7ues sur les addictions sont encore largement r\u00e9pandues dans l\u2019esprit des Fran\u00e7ais<\/strong>, en particulier le fait qu\u2019il existe des drogues douces et des drogues dures (selon 76% d\u2019entre eux) ou que boire un verre de vin par jour est bon pour le c\u0153ur (42%, 49% chez les plus de 50 ans).<\/p>\n\n\n\n<p>Un d\u00e9ficit de connaissance corrobor\u00e9 par le niveau d\u2019information des Fran\u00e7ais sur le sujet&nbsp;:&nbsp;<strong>tout juste 62% estiment \u00eatre bien inform\u00e9s sur les addictions, dont seulement 10% tr\u00e8s bien inform\u00e9s<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Un niveau d\u2019information perfectible qui se confirme dans le d\u00e9tail : entre&nbsp;<strong>4 et 6 Fran\u00e7ais sur 10 d\u00e9clarent \u00eatre bien inform\u00e9s sur les diff\u00e9rents aspects li\u00e9s aux addictions, mais seulement 1 sur 10 de mani\u00e8re claire<\/strong>. Le nombre de personnes concern\u00e9es en France (28% estiment \u00eatre bien inform\u00e9s sur le sujet), la mani\u00e8re dont sont prises en charge les addictions (43%) ou encore les aides \u00e0 dispositions (44%) apparaissent comme les aspects les moins connus. Globalement, les plus jeunes estiment \u00eatre mieux inform\u00e9s que la moyenne des Fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les Fran\u00e7ais d\u00e9clarent&nbsp;<strong>mal connaitre les causes et les effets li\u00e9s aux diff\u00e9rents types d\u2019addictions<\/strong>, et tout particuli\u00e8rement en ce qui concerne le protoxyde d\u2019azote (67% d\u00e9clarent mal connaitre), la pratique excessive du sport (66%) et le sexe (65%).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Des Fran\u00e7ais qui se montreraient \u00e0 la fois d\u00e9munis et impliqu\u00e9s, s\u2019ils \u00e9taient confront\u00e9s aux addictions<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 Fran\u00e7ais sur 2 (50%) estime qu\u2019il&nbsp;<strong>ne saurait pas \u00e0 qui s\u2019adresser en priorit\u00e9 dans le cas o\u00f9 une personne de leur entourage souffrirait d\u2019une addiction<\/strong>, avec une proportion \u00e0 peine inf\u00e9rieure (44%) chez les personnes qui d\u00e9clarent avoir un proche dans cette situation.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si 40% des Fran\u00e7ais d\u00e9clarent qu\u2019ils seraient principalement \u00ab&nbsp;<strong>impliqu\u00e9s<\/strong>&nbsp;\u00bb si un proche souffrait d\u2019une addiction, un quart (25%) estiment qu\u2019ils seraient avant tout \u00ab&nbsp;<strong>d\u00e9munis<\/strong>&nbsp;\u00bb, et d\u2019autant plus chez les plus \u00e2g\u00e9s (31% des plus de 50 ans).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des addictions mieux prises en charge qu\u2019avant, mais des efforts encore attendus, surtout du c\u00f4t\u00e9 des pouvoirs publics<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Une prise en charge des addictions meilleure que dans le pass\u00e9, mais encore insuffisante, avec des pouvoirs publics montr\u00e9s du doigt<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pour la moiti\u00e9 des Fran\u00e7ais (52%) et des professionnels de sant\u00e9 (54%) interrog\u00e9s, les addictions sont&nbsp;<strong>mieux prises en charge que par le pass\u00e9<\/strong>, un sentiment notamment pr\u00e9sent chez les personnes souffrant (ou ayant souffert) d\u2019addiction (56%).<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins&nbsp;<strong>la majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais jugent insatisfaisante la prise en charge des diff\u00e9rents aspects li\u00e9s aux addictions,<\/strong>&nbsp;et tout particuli\u00e8rement la prise en charge financi\u00e8re (59% jugent cette dimension insatisfaisante) et le nombre de professionnels de sant\u00e9 (59%) pouvant prendre un charge cette maladie. Ce dernier aspect est encore plus d\u00e9cri\u00e9 par les professionnels de sant\u00e9 (77% sont insatisfaits).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019un des principaux responsables d\u00e9sign\u00e9s de cette prise en charge perfectible est l\u2019Etat<\/strong>&nbsp;: 64% des Fran\u00e7ais et 79% des praticiens estiment que le sujet des addictions est mal pris en compte par les pouvoirs publics \u00e0 l\u2019heure actuelle. De plus, ces derniers apparaissent \u00e9galement comme l\u2019acteur en qui Fran\u00e7ais et professionnels de sant\u00e9 font le moins confiance pour agir efficacement en faveur de la lutte contre les addictions (respectivement 41% et 36% de taux de confiance).<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant&nbsp;<strong>leur propre r\u00f4le dans la lutte contre les addictions<\/strong>&nbsp;en France,&nbsp;<strong>les professionnels de sant\u00e9 se montrent particuli\u00e8rement partag\u00e9s et tr\u00e8s nuanc\u00e9s<\/strong>&nbsp;: 56% estiment qu\u2019ils prennent bien en compte le sujet aujourd\u2019hui, mais seulement 4% qu\u2019ils le prennent \u00ab&nbsp;tr\u00e8s&nbsp;\u00bb bien en compte. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes sont les plus critiques (49% estiment que le sujet est bien consid\u00e9r\u00e9 par les praticiens).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Des outils de lutte contre les addictions nombreux et vari\u00e9s, mais encore relativement peu mobilis\u00e9s<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les outils et structures de lutte contre les addictions les plus connus aupr\u00e8s des Fran\u00e7ais sont&nbsp;<strong>les cures de sevrages&nbsp;<\/strong>(82% en ont d\u00e9j\u00e0 entendu parler),&nbsp;<strong>les associations<\/strong>&nbsp;(82%) et&nbsp;<strong>les lignes d\u2019\u00e9coute<\/strong>&nbsp;(80%). Du c\u00f4t\u00e9 des professionnels, la plupart des outils b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un excellent niveau de connaissance, les&nbsp;<strong>seules exceptions \u00e9tant les outils en ligne<\/strong>&nbsp;tels que les forums (34% connaissent tr\u00e8s bien) ou les r\u00e9seaux sociaux (35%).<\/p>\n\n\n\n<p>Les&nbsp;<strong>consultations en addictologie \u00e0 l\u2019h\u00f4pital<\/strong>&nbsp;(24%) et les&nbsp;<strong>cures de sevrage<\/strong>&nbsp;(22%) arrivent en t\u00eate des outils mobilis\u00e9s par les Fran\u00e7ais confront\u00e9s \u00e0 l\u2019addiction, bien qu\u2019aucune structure ne soit particuli\u00e8rement mise en avant. Du c\u00f4t\u00e9 des professionnels, les structures les plus conseill\u00e9es sont les&nbsp;<strong>consultations d\u2019addictologie \u00e0 l\u2019h\u00f4pital&nbsp;<\/strong>(49% en ont souvent recours), ainsi que les&nbsp;<strong>CSAPA<\/strong>&nbsp;(Centres de Soin, d\u2019Accompagnement et de Pr\u00e9vention en Addictologie&nbsp;; 48% en ont souvent recours).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Augmenter le nombre de praticiens et de structures sp\u00e9cialis\u00e9es, et simplifier l\u2019acc\u00e8s au d\u00e9pistage et au traitement : principaux leviers identifi\u00e9s dans la lutte contre les addictions<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les mesures de lutte contre les addictions les mieux identifi\u00e9es par les Fran\u00e7ais sont&nbsp;<strong>l\u2019interdiction aux mineurs<\/strong>&nbsp;(82% en ont entendu parler) et&nbsp;<strong>l\u2019interdiction de l\u2019usage des substances psychoactives au volant<\/strong>&nbsp;(81%). A l\u2019inverse, les programmes p\u00e9dagogiques qui permettent de renforcer chez les enfants et les adolescents leurs comp\u00e9tences psychosociales sont bien moins connus (55%), m\u00eame aupr\u00e8s des professionnels de sant\u00e9 (24% savent pr\u00e9cis\u00e9ment ce dont il s\u2019agit).<\/p>\n\n\n\n<p>Les Fran\u00e7ais n\u2019\u00e9mettent pas d\u2019avis tranch\u00e9s quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des diff\u00e9rentes mesures ayant pour but d\u2019am\u00e9liorer la pr\u00e9vention et la lutte contre les addictions. Du c\u00f4t\u00e9 des professionnels de sant\u00e9, les mesures qui apparaissent comme \u00e9tant les plus efficaces sont&nbsp;<strong>l\u2019acc\u00e8s rapide au d\u00e9pistage et au traitement<\/strong>&nbsp;(74%, dont 22% de tr\u00e8s efficace), ainsi que&nbsp;<strong>l\u2019augmentation des prix<\/strong>&nbsp;des produits addictifs (60%, dont 22% de tr\u00e8s efficace).<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin,&nbsp;<strong>l\u2019augmentation du nombre de structures et de professionnels de sant\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9s<\/strong>&nbsp;est jug\u00e9e comme le moyen de lutte contre les addictions le plus prioritaire pour les Fran\u00e7ais (51%) et par les professionnels de sant\u00e9 (67%). Ces derniers mettent \u00e9galement particuli\u00e8rement en avant&nbsp;<strong>le renforcement de la pr\u00e9vention<\/strong>&nbsp;(54%).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par Harris Interactive en ligne du 29 octobre au 8<\/p>\n","protected":false},"author":59,"featured_media":13517,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_toluna_hide_sidebar":false,"footnotes":""},"categories":[233],"tags":[101],"class_list":["post-13516","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france-fr","tag-poll-2","entry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13516","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/59"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13516"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13516\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13517"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13516"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13516"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tolunacorporate.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13516"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}