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Les Français et la grossesse

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 21 au 24 novembre 2025.​ Échantillon de 1 044 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.​ Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).​

Paris, le 5 décembre,

Des Français qui jugent leur niveau d’information sur la grossesse comme suffisant, mais superficiel, y compris chez les femmes ayant déjà été enceintes

  • De manière générale, les Français estiment être bien informés au sujet de la grossesse (80%), bien que seul un cinquième d’entre eux indiquent se trouver très bien informés. Si ces niveaux progressent chez les femmes ayant déjà été enceintes, seulement un tiers d’entre elles déclarent être très bien informés sur la grossesse.
  • En matière de sources d’informations, les échanges avec les proches figurent en première position (64%), devant les échanges avec les professionnels de santé (63%) et les expériences personnelles (53%). Ces sources ont également été les plus sollicitées par les femmes ayant déjà été enceintes.​

Des Français partagés concernant le niveau d’accompagnement psychologique et post-partum des femmes enceintes

  • La consommation de substances nocives pour la santé (67%), et de médicaments (55%) sont perçues comme les aspects relatifs à la santé auxquels les femmes enceintes devraient être le plus attentives, devant l’alimentation (52%) et l’attention portée à leur santé mentale (44%). Toutefois, cette priorisation varie selon l’expérience de la grossesse. En effet, les femmes ayant déjà été enceintes estiment davantage qu’il faut porter attention à la consommation de substances nocives et de médicaments, tandis que celles n’ayant pas vécu de grossesse citent davantage les aspects relatifs la santé mentale.​
  • Si la majorité des Français estiment que les femmes enceintes sont bien accompagnées pendant leur grossesse (90%), les avis sont plus partagés en ce qui concerne l’accompagnement post-partum (61%), et notamment la reprise de l’activité professionnelle (59%). L’accompagnement psychologique des femmes enceintes fait également l’objet de perceptions mitigées de la part des Français (52%). Dans le détail, les femmes n’ayant jamais été enceintes apparaissent un peu plus inquiètes que celles ayant déjà connu une grossesse, en ce qui concerne le niveau d’accompagnement pendant et après la grossesse. ​

Des femmes qui déclarent avoir bien vécu leur grossesse, même si les plus jeunes mettent en exergue des états dépressifs et de l’isolement durant celle-ci

  • La majorité des femmes ayant déjà été enceintes indiquent avoir bien vécu leur grossesse (84%), un sentiment davantage partagé par les plus âgées. Et si les femmes expriment principalement avoir connu des situations positives au cours de leur grossesse, comme de la joie (87%) ou de l’aide de la part de leur entourage (82%), près d’un tiers d’entres elles indiquent avoir expérimenté des situations difficiles comme des épisodes dépressifs (30%) ou de l’isolement (25%). Ces expériences ne sont pas exprimées au même niveau selon les générations, les plus âgées partageant davantage l’expérience d’un sentiment de joie, quand les plus jeunes reconnaissent davantage avoir connu des épisodes de dépression et d’isolement. Ces dernières indiquent également davantage avoir eu recours à des associations ou des organismes d’aide.

Une connaissance limitée du diabète gestationnel

  • 2 Français sur 3 indiquent avoir déjà entendu parler du diabète gestationnel (64%), même si seul un tiers expriment en avoir une connaissance précise (36%). Des niveaux qui progressent chez les femmes ayant déjà été enceintes, même si seulement la moitié d’entre elles déclarent avoir une connaissance précise de cette pathologie. Enfin, en moyenne, les Français estiment qu’un quart des femmes enceintes sont concernées par le diabète gestationnel.​

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