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Les Français et le diabète

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 19 au 22 décembre 2025.​ Échantillon de 1082 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.​ Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).​

Paris, le 9 janvier,

Des Français plutôt bien informés sur le diabète…

  • Le niveau d’information au sujet du diabète est relativement positif : près de 6 Français sur 10 se déclarent bien informés sur le diabète (56%) , et ce, avec peu de disparités selon les générations. ​
  • Un niveau d’information qui s’illustre par la capacité des Français à témoigner de connaissances détaillées : la quasi-totalité sait que les personnes diabétiques doivent adapter leur régime alimentaire (97%), que cette pathologie peut se déclencher à n’importe quel âge (97%) et qu’elle peut entrainer des complications au quotidien (95%).

… et conscients de ses causes, ainsi que de ses conséquences

  • Concernant l’apparition du diabète de type 2, les Français ont conscience de l’impact des facteurs qui ont attrait à l’état physique et au mode de vie, sans négliger le poids de l’hérédité. Ils placent le surpoids au premier rang des facteurs favorisant son apparition (94%), suivi par la mauvaise alimentation (92%). L’importance des antécédents familiaux arrivant en troisième position (89%). Des perceptions similaires à celles des personnes diabétiques, à la nuance que ces derniers mettent davantage en avant le vieillissement (86% contre 79% chez l’ensemble des Français) ou des causes en lien avec la santé mentale telles que le stress (70% contre 64%) et le manque de sommeil (62% contre 49%). ​
  • Dans l’ensemble, les Français indiquent avoir également conscience des risques consécutifs à une non-prise en charge du prédiabète : trois quarts d’entre eux considèrent que cela peut avoir pour conséquence une évolution vers un diabète de type 2 (76%). La moitié des Français déclare également que la non-prise en charge pourrait entrainer le développement de maladies cardiovasculaires (53%), de problèmes de vue (53%) ou d’hypertension artérielle (50%). ​

Une pathologie objet de préoccupations

  • Un peu plus de la moitié des Français se déclarent préoccupée à l’idée de développer un jour du diabète (49%), et une proportion équivalente s’inquiète de voir l’un de ses proches en être atteint (52%). Considérant que le diabète peut se déclencher à n’importe quel âge (95%) mais que le vieillissement peut toutefois favoriser son apparition (79%), il existe des disparités générationnelles au sein de la population française sur la peur d’en développer un jour personnellement. Les jeunes âgés de 25 à 34 ans indiquent être particulièrement inquiets à ce sujet (respectivement 63% des femmes de cette génération et 73% des hommes).​
  • Cette inquiétude fait écho à la propension des Français à estimer qu’ils auraient des chances de développer un jour du diabète : plus de la moitié d’entre eux estiment que cela pourrait leur advenir (53%). Les personnes âgées de 25 à 34 ans (respectivement 66% des femmes de cette génération et 67% des hommes), encore une fois, mais également les personnes dont l’un des membres de leur famille est diabétique (70%), sont plus pessimistes que la moyenne.​

Des Français très majoritairement favorables à un dépistage précoce du diabète, mais une pratique qui reste encore peu répandue dans la population.

  • Se faire dépister du diabète est une pratique relativement peu répandue chez les Français : un peu plus d’un tiers indiquent l’avoir déjà effectué (36%) tandis que légèrement plus d’un quart déclare à l’inverse ne l’avoir jamais fait, et ne pas en avoir l’intention (28%). Assez logiquement, les personnes les plus âgées (par exemple, 56% des hommes âgés de 65 ans ou plus) ou qui ont un membre de leur famille diabétique (44%) sont significativement plus nombreuses que la moyenne à avoir déjà réalisé un dépistage.​
  • Enfin, les Français se prononcent très largement favorables au dépistage obligatoire du diabète chez tous les enfants de moins de 15 ans (89%). Une position partagée de manière unilatérale peu importe la génération.​

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