Enquête réalisée en ligne du 20 au 23 mars 2026. Échantillon de 1052 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).
Paris, le 3 avril,
Le microbiote bénéficie d’un niveau de connaissance relatif.
- Le microbiote fait l’objet d’une notoriété relative : si la majorité des Français déclarent en avoir déjà entendu parler (79%), seuls un peu plus d’un tiers indiquent en avoir une connaissance précise (36%). Malgré tout, après une mise à niveau sur le sujet, les Français partagent des représentations plutôt justes du microbiote. Ils considèrent majoritairement, à raison, que le microbiote joue un rôle dans la prévention des maladies chroniques (78%) ou est unique pour chaque personne (66%). Certains aspects sont néanmoins moins connus : le caractère non-héréditaire du microbiote (31%) et le fait qu’il ne puisse pas être amélioré par un seul aliment (26%).
- En plus d’attribuer au microbiote certaines particularités à tort ou à raison, les Français identifient l’inflammation chronique des intestins (70%), la dérégulation du système immunitaire (57%) et le développement de maladies chroniques (47%) comme étant les principales conséquences d’un problème lié au microbiote.
Hydratation, consommation de fibres et sollicitation d’un gastro-entérologue : principales solutions identifiées par les Français pour améliorer ou soigner le microbiote.
- Si l’ensemble des solutions sont jugées efficaces pour améliorer son microbiote par une large majorité de Français, certaines se distinguent : consommer des fibres (91%) et s’hydrater régulièrement (91%) sont jugées comme les solutions avec le plus d’impact. Une perception qui diffère dans certains cas selon l’âge, notamment concernant la consommation de fibres et de produits fermentés, davantage perçus comme des solutions pouvant améliorer le microbiote chez les Français de 35 ans ou plus.
- Les gastro-entérologues sont considérés comme les acteurs les plus utiles pour traiter un problème lié au microbiote (90%, dont 49% estiment qu’ils sont « très » utiles), devant les médecins généralistes (89% utiles, dont 33% très utiles) et les spécialistes de l’alimentation comme les nutritionnistes (87%, dont 34% très utiles) et les diététiciens (84%, dont 29% très utiles). Toutefois, si les plus âgés estiment davantage utiles les professionnels de la santé spécialisés dans l’alimentation ou la digestion, ou les médecins généralistes, ceux âgés de 25 à 49 ans perçoivent davantage l’utilité d’autres acteurs comme les allergologues, les sophrologues ou les psychologues.
Un faible niveau de préoccupation au sujet de l’état de son microbiote qui n’empêche pas l’adoption d’actions permettant son amélioration. Les 25-34 ans apparaissent comme étant les plus préoccupés et proactifs.
- Le niveau de préoccupation des Français à l’égard de leur microbiote est faible : un peu plus d’un tiers déclarent s’en préoccuper (37%), et moins d’1 sur 10 se dit « très » préoccupé (8%). Les moins de 50 ans, et tout particulièrement les 25-34 ans, déclarent néanmoins un niveau d’attention un peu plus élevé. Bien que le microbiote ne constitue pas un sujet majeur de préoccupation, les Français déclarent adopter des comportements visant à l’améliorer, notamment la pratique d’une activité sportive (56%) et la modification de leur alimentation (50%).
- Enfin, moins d’1 Français sur 10 (8%) indique avoir déjà consulté un professionnel de santé en raison d’un problème lié au microbiote. Une part qui est deux fois plus importante chez les 25-34 ans (19%).
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