Nous contacter

Les Français et les élections municipales​ – Volet santé

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 11 au 13 février 2026.​ Échantillon de 1 811 personnes habitant dans une commune d’au moins 1 000 habitants dont 1548 inscrits sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 2 029 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.​  Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).​

Paris, le 23 février,

A l’approche des élections municipales, RTL et M6 ont sollicité Toluna Harris Interactive pour réaliser une enquête sur les perceptions des Français à l’égard de la séquence électorale à venir et en particulier sur le regard qu’ils portent sur la santé.  

Que retenir de cette enquête ?  

  • Les Français des communes d’au moins 1 000 habitants ont majoritairement le sentiment d’avoir facilement accès aux professionnels de santé dans leur ville ou communauté d’agglomération (61%). De plus, l’adhésion à cette affirmation croît à mesure que l’on se focalise sur des communes de plus en plus grandes : 59% partagent ce sentiment dans les communes de 1 000 à 9 999 habitants, 55% pour celles de 10 000 à 19 999 et jusqu’à 69% pour les communes de 100 000 habitants et plus.  
  • En revanche, les Français vivant dans des villes d’au moins 1 000 habitants déclarent ne pas avoir assez de pédiatres (62%), de médecins (62%) et de centres accueillant les personnes âgées (50%) dans leur commune. Seul le nombre d’infirmiers / infirmières (54%) et de pharmacies (69%) est considéré comme « suffisant » par une majorité de répondants.  
  • En pratique, les Français estiment que le profil le plus efficace pour améliorer l’accès aux professionnels de santé dans leur commune serait un maire sans étiquette (55%). Les autres profils, issus d’une formation politique, ne recueillent le soutien que d’une minorité de Français, qu’il s’agisse d’un maire étiqueté Rassemblement National (45%), Les Républicains (41%) ou Parti socialiste (33%).  
  • Enfin, la qualité de l’eau (78%) et de l’air (75%) est considérée comme étant bonne par une large majorité des Français résidant dans des communes d’au moins 1 000 habitants, bien que la perception de la qualité de l’air a tendance à se faire moins favorable à mesure que la commune est grande (seulement 61% parmi les habitants des communes de 100 000 habitants et plus).  
  • Certaines de ces perceptions ont évolué dans le temps. Ainsi, si l’on écarte les plus petites communes pour se concentrer uniquement sur les villes de 10 000 habitants et plus (pour permettre la comparabilité des mesures), on observe une hausse du mécontentement : 62% jugent le nombre de médecins insuffisant dans leur ville (+9 points depuis 2020), 56% pour les pédiatres (+8). Concernant leur édile, l’efficacité supposée d’un maire sans étiquette est en recul (54%, -7) tout comme celle d’un maire socialiste (34%, -9) ou Républicains (44%, -4) tandis que celle d’un maire issu du Rassemblement National progresse (45%, +13). 

Télécharger le rapport complet