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La liberté et l’égalité en France

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 24 février au 6 mars 2026.​ Échantillon de 2 008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 253 fumeurs exclusifs de cigarettes et 90 vapoteurs exclusifs.​ Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de résidence de l’interviewé(e).​

Paris, le 29 avril,

Toluna Harris Interactive a réalisé une enquête sur la perception de la devise de la République par les Français, auprès d’un échantillon de 2 008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.  

Que retenir de cette enquête ? 

La devise de la République française, « Liberté, Égalité, Fraternité » a un écho dans le cœur des Français : 87% y sont attachés, 66% estiment qu’elle correspond bien à la France et 48% qu’elle conserve son sens aujourd’hui.  

C’est la notion de Liberté qui a la plus grande importance auprès des Français (58%), devant l’Égalité (26%) et la Fraternité (16%). Si ces résultats sont plutôt homogènes au sein de la population, on remarque les Français les plus jeunes accordent davantage d’importance à l’Égalité : 35% des moins de 35 ans estiment qu’il s’agit de la valeur la plus importante à leurs yeux, derrière la Liberté (50%) et devant la Fraternité (15%).  

Les Français considèrent que les principes liés à la Liberté sont respectés en France (62%). En revanche, le respect des principes d’Égalité (33%) et de Fraternité (37%) est moins attesté.  

Si la Liberté est vue comme étant relativement respectée, c’est moins le cas de la notion de « libertés publiques » (droits et libertés individuelles) : seul 1 Français sur 2 considère que les libertés publiques sont bien respectées par l’État en France, les plus jeunes considérant davantage qu’elles sont bien respectées (59% chez les 18-24 ans, contre 49% chez les 65 ans et plus).  

De façon plus précise, 54% des Français jugent qu’il y a aujourd’hui trop de réglementations. Un constat davantage un peu plus partagé parmi les fumeurs de cigarettes uniquement (59%).  

En revanche, la quantité d’interdictions prévues par le législateur polarise davantage la population : 36% estiment qu’il y en a trop, 36% qu’il y en a suffisamment et 27% qu’il n’y en a pas assez. Une polarisation qui se retrouve dans de nombreuses dimensions :  

  • 55% des Français jugent qu’il faudrait faire davantage confiance aux individus et réduire les normes et réglementations, tandis que 44% estiment qu’il faudrait au contraire les renforcer ;  
  • 56% considèrent qu’elles visent à contrôler la vie des Français tandis que 43% jugent qu’elles ont pour objectif de les protéger ;  
  • 58% des Français considèrent que l’État augmente les taxes sur certains produits nocifs pour la santé essentiellement pour augmenter ses recettes fiscales, 4/10 jugent au contraire qu’il vise à protéger la santé des Français.  

Malgré cette défiance à l’égard des normes, concernant la protection des enfants, les Français considèrent majoritairement que l’État devrait davantage responsabiliser les parents (68%). 

Une minorité de Français juge que l’État doit pouvoir restreindre les libertés d’une partie de la population plutôt qu’une autre en matière de santé publique (44%). De même, le fait de protéger une partie de la population les divise (42% adhérant à ce principe).  

Ainsi, les Français appellent également à davantage de réglementations : par exemple, 76% considèrent qu’il faudrait à l’avenir plus de régulations et d’interdictions pour contrôler l’accès à la pornographie pour les mineurs et 70% pour contrôler l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. Concernant la consommation d’alcool et de tabac, une majorité souhaiterait voir plus de régulations (respectivement 51% et 48%) bien que le statu quo soit prôné par une part non négligeable de Français (respectivement 37% et 36%).  

Dans le détail, les Français souhaiteraient qu’il existe davantage de régulations et d’interdictions concernant la consommation de tabac chez les mineurs (67%). Pour la consommation de tabac chez les personnes majeures, les Français sont divisés entre une augmentation (37%) et une réduction des régulations et interdictions (42%).  

Concernant la consommation d’alcool, une logique similaire existe : 69% des Français veulent voir plus de régulations pour les personnes mineures, tandis que 42% souhaitent que cela reste comme c’est actuellement pour les personnes majeures.  

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