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Les Français et les alliances à gauche au 2nd tour des élections municipales​

Toluna Harris Interactive
Toluna Harris Interactive

Enquête réalisée par Toluna Harris Interactive en ligne le 17 mars 2026. Échantillon de 866 personnes représentatif de la population  française âgée de 18 ans et plus.

Paris, le 17 mars,

A l’approche du second tour des élections municipales, RTL et M6 ont sollicité Toluna Harris Interactive pour réaliser une enquête sur les perceptions des Français à l’égard des alliances à gauche.

Que retenir de cette enquête ?  

Dans quelles circonstances ces différentes fusions et/ou retraits de listes doivent-elles être décidées selon les Français ? Avant tout selon le contexte local et les personnalités présentes sur les listes pour 64% des interviewés, plutôt que selon une stratégie nationale décidée à l’échelle de formations politiques (36%). Dans ce contexte et alors que le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure avait annoncé qu’aucun accord n’aurait lieu au niveau national entre la France Insoumise et le PS, 77% des sympathisants socialistes se montrent en faveur d’accords indépendants fondés sur la situation locale et les personnalités. Un point de vue partagé par les proches de l’ensemble des formations politiques de gauche, mais également des proches du bloc central Renaissance, MoDem et Horizons (72%) et LR (68%).  

Un peu plus de la moitié des Français (57%) estiment que le Parti socialiste et Les Ecologistes partagent des positions politiques similaires42% pour La France Insoumise et les Ecologistes et 38% pour la France Insoumise et le Parti socialiste. Notons que les proches de LFI identifient majoritairement des positionnements politiques similaires entre chacune des formations politiques de gauche (81% entre LFI et Les Ecologistes, 70% entre LFI et le PS, et 76% entre le PS et les Ecologistes), tandis que les proches du PS et des Ecologistes se montrent plus mesurés : seuls 38% des proches du PS identifient un positionnement politique similaire entre leur formation politique et LFI, tandis que les Ecologistes se montrent partagés : 41% identifient un positionnement proche entre leur formation et LFI. 

Dans ce cadre, et alors que des ralliements et désistements se sont produits dans certaines grandes villes à l’issue du premier tour entre la France Insoumise et le Parti socialiste notamment, afin de favoriser la victoire d’une formation politique de gauche, comment les Français de gauche perçoivent-ils ces différentes alliances et mouvements ? En cas de victoire potentielle d’un candidat situé à droite sur l’échiquier politique aux élections municipales dans leur commune, les personnes à gauche sur l’échiquier politique privilégient aujourd’hui la fusion entre les listes soutenues par le PS et La France Insoumise (49%), 29% sont favorables à ce que la liste arrivée en tête se maintienne et que l’autre se retire, et 22% que les deux listes se maintiennent. Un positionnement qui a nettement changé en une semaine : interrogés sur cette éventualité à quelques jours du premier tour, la première attitude retenue était plutôt que la liste arrivée en tête se maintienne tandis que l’autre se retire (34%), tandis que 29% seulement prônaient une fusion. A ce titre, les proches de LFI soutiennent aujourd’hui à une nette majorité la fusion des listes de gauche (78% contre 34% il y a une semaine) tandis que les proches du PS se montrent plus partagés (48% contre 32%), comme ceux des Ecologistes (43% contre 41%).  

De manière plus marquée, lorsqu’il s’agit d’un potentiel de victoire d’un candidat RN ou Reconquête !, la moitié des Français se positionnant à gauche soutiennent la fusion des listes de gauche (52%, contre 33% avant le 1er tour), avec des sympathisants LFI là aussi majoritairement en faveur de cette option (70%, contre 39%) et des proches du PS (52% contre 33%) et des Ecologistes (58% contre 47%) un peu plus mobilisés dans cette situation. 

Interrogés dans l’absolu sur la possibilité de fusion entre listes de gauche, les proches de la France Insoumise se montrent majoritairement en faveur de telles alliances, peu importent les configurations : qu’il s’agisse des listes rassemblant LFI, PS et Ecologistes (91%), LFI et Ecologistes (98%), LFI et PS (83%), mais également PS et Ecologistes (92%). On relève là aussi que les proches du PS et des Ecologistes se montrent un peu plus mesurés quant à la perspective de fusion de listes de leur formation politique de référence avec celles de LFI : 61% des sympathisants socialistes se montrent en faveur de la fusion des listes PS avec les listes LFI, tandis que 58% des sympathisants Ecologistes estiment qu’un tel ralliement de leur formation politique de référence avec LFI serait une bonne chose.  

Plus précisément, interrogés sur la couleur politique de la tête de liste qui pourrait porter ces alliances, les proches d’une formation politique de gauche se montrent cependant plus sélectifs concernant ces fusions. Ainsi 73% des proches du Parti socialiste verraient positivement une fusion LFI/PS avec une tête de liste socialiste mais seulement 47% en cas de tête de liste LFI.  

Dans quelles circonstances ces différentes fusions et/ou retraits de listes doivent-elles être décidées selon les Français ? Avant tout selon le contexte local et les personnalités présentes sur les listes pour 64% des interviewés, plutôt que selon une stratégie nationale décidée à l’échelle de formations politiques (36%). Dans ce contexte et alors que le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure avait annoncé qu’aucun accord n’aurait lieu au niveau national entre la France Insoumise et le PS, 77% des sympathisants socialistes se montrent en faveur d’accords indépendants fondés sur la situation locale et les personnalités. Un point de vue partagé par les proches de l’ensemble des formations politiques de gauche, mais également des proches du bloc central Renaissance, MoDem et Horizons (72%) et LR (68%). 

Télécharger le rapport complet.