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Les Français et l’infertilité​

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 20 au 23 février 2026.​ Échantillon de 1 052 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.​ Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

Paris, le 6 mars,

Des jeunes majoritairement préoccupés par le risque d’infertilité, un phénomène qu’ils attribuent principalement au stress, puis aux perturbateurs endocriniens

  • L’infertilité apparaît comme un sujet suscitant de la préoccupation à l’échelle de la société chez les Français (61%) mais nettement moins à l’échelle individuelle (27%). La préoccupation personnelle au sujet de l’infertilité se veut plus marquée chez les hommes (31%) et chez les moins de 35 ans : un peu plus de la moitié d’entre eux se disent préoccupés à ce sujet (56%).​
  • Si les trois quarts des Français considèrent que l’infertilité touche autant les deux sexes (74%), ils sont légèrement plus nombreux à considérer que ce phénomène concerne davantage les femmes que les hommes (15% contre 11%). Les Français identifient les perturbateurs endocriniens (61%), les facteurs génétiques (52%) et le stress (49%) comme étant les principales causes de l’infertilité, devant la consommation de tabac (47%). L’attribution de ces causes varie selon l’âge, les perturbateurs endocriniens étant considérés comme principaux responsables de l’infertilité par les plus âgés, tandis que les plus jeunes perçoivent davantage l’influence du stress.​

Des jeunes davantage confrontés et sensibilisés aux problèmes d’infertilité

  • Seul 1 Français sur 10 indique (12%) avoir déjà consulté un professionnel de santé pour un problème d’infertilité, et peu indiquent en ressentir le besoin parmi les autres (7%), même chez les plus jeunes.​
  • En parallèle, une proportion non-négligeable de parents déclarent avoir rencontré des difficultés pour avoir un enfant en raison d’un problème d’infertilité (16%), notamment chez les moins de 35 ans (28%).​

Quelles solutions pour faire face aux problèmes d’infertilité ?

  • Les médecins spécialisés dans la fertilité (97%) et les gynécologues (95%) apparaissent comme les acteurs perçus comme les plus utiles pour répondre aux problèmes d’infertilités, devant le médecin généraliste (80%). De plus, la congélation d’ovocytes est perçue comme relativement efficace par l’ensemble des Français (89%) pour prévenir un problème d’infertilité, et ce, pour l’ensemble des catégories d’âge.​

Le syndrome des ovaires polykystiques, une maladie peu identifiée par les Français

  • Enfin, Le syndrome des ovaires polykystiques est relativement peu identifié par les Français (22%). Les femmes et les moins de 35 ans indiquent davantage avoir une connaissance précise de cette maladie, mais cette part reste toutefois minoritaire.​

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