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Baromètre de confiance politique – Avril 2026

Marine Segura

Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive en ligne du 22 au 23 avril 2026. Échantillon de 1 080 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Paris, le 24 avril,

Tous les mois, Toluna Harris Interactive réalise en partenariat avec LCI un baromètre de confiance politique.

Téléchargez le rapport complet

Téléchargez la note d’analyse de Jean-Daniel Lévy

​La hausse du prix du carburant abaisse la confiance dans les responsables politiques 

L’actualité internationale marque toujours les esprits des Français… mais la France n’apparait pas à leurs yeux en première ligne. La hausse du prix de l’essence et du gasoil renforce le sentiment d’un pays qui subit plus qu’il n’agit. Dans ce contexte, Emmanuel Macron voit la remontée de confiance entamée il y a quatre mois s’arrêter.  Après avoir qui plus est connu une hausse marquée le mois dernier, le Président voit la confiance des Français à son égard se stabiliser ce mois-ci (31%, +1). Dans un même élan Sébastien Lecornu, plus « touché » par les conséquences au quotidien de la situation internationale, voit sa confiance régresser ce mois-ci (34%, -3) mais reste à des niveaux comparables à ceux enregistrés depuis sa nomination.  

Du côté du gouvernement, la tendance est également à la baisse, la quasi-totalité des ministres enregistrant une diminution de leur niveau de confiance.  Gérald Darmanin reste le ministre enregistrant le plus haut niveau de confiance (37%, -1), devant Laurent Nunez (29%, -2) et Catherine Vautrin (25%, -1). Pour autant, la situation internationale et la hausse des prix du carburant ne semblent pas plus affecter les ministres directement concernés par ces enjeux qui conservent des niveaux de confiance stables comme Jean-Noël Barrot (24%, -1) ou Roland Lescure (23%, -1). 

Nous aurions pu nous attendre à ce que les oppositions progressent. Il n’en est rien. Même si Jordan Bardella demeure toujours la personnalité politique recueillant le plus de confiance auprès des Français (41%, stable), devant Marine Le Pen (38%, -1) ni l’un ni l’autre ne voient la confiance croitre à leur égard. Le député européen progresse également de 11 points auprès des sympathisants LR (53%), lui permettant d’intégrer le « Top 10 » des personnalités envers lesquelles les sympathisants républicains font le plus confiance. 

Edouard Philippe (3ème position) bénéficie de la confiance de 32% des Français (-2). Le Maire du Havre bénéficie toujours de la confiance de la grande majorité – quoi qu’en baisse – des sympathisants Ensemble (78%, -3) et LR (46%, -10). Gabriel Attal voit son niveau de confiance se stabiliser (29%, -1). L’ex-Premier ministre apparait comme la personnalité politique enregistrant le plus haut niveau de confiance auprès de sa famille politique derrière Edouard Philippe (71%, stable depuis un mois). 

A droite, récemment désigné comme candidat de son parti à la prochaine élection présidentielle, Bruno Retailleau renforce son statut de personnalité de droite jouissant du plus haut niveau de confiance auprès des Français (30%, +2). Il bénéficie également de la confiance de 76% des sympathisants de sa famille politique (+11), faisant de lui la personnalité recueillant le plus de confiance auprès des sympathisants LR. 

A gauche, Raphaël Glucksmann enregistre la confiance de 23% des Français, soit un niveau en baisse depuis le mois de mars (-4). Il demeure la première personnalité auprès des sympathisants socialistes (61%, -13). 

Jean-Luc Mélenchon voit son niveau de confiance baisser légèrement auprès des Français (14%, -2). Il reste la personnalité recueillant le plus de confiance au sein de sa famille politique (72%, -2). Enfin, nouvellement testé dans notre baromètre, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko enregistre la confiance de 11% des Français et de 35% des sympathisants insoumis dans un contexte où sa notoriété peut encore progresser. 

En cette fin avril et à un an de l’élection présidentielle, nous observons des Français, si ce n’est fatalistes, à tout le moins désabusés. Marqués et inquiets tant par la situation internationale que par les conséquences nationales, ils ne bouleversent pas leurs représentations à l’égard des acteurs politiques. On se rappelle que le pouvoir d’achat constituait la première motivation de vote à la dernière présidentielle. On sait que « l’international » joue également et devrait jouer un rôle déterminant de la prochaine consultation électorale. Pour autant, rien de montre en cette période de crises marquantes qu’un acteur politique parvient, aujourd’hui, à en tirer un bénéfice d’opinion. 

Téléchargez aussi notre question du mois : Les Français et la guerre au Moyen-Orient