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Intentions de vote à l’élection présidentielle 2027​

Toluna
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Sondage Toluna Harris Interactive pour

Paris, le 12 octobre 2026,

Toluna Harris Interactive est associé à M6 et RTL pour la réalisation d’intentions de vote. Depuis le mois de septembre, ce dispositif est bimensuel, jusqu’à la fin de l’année civile, avant de devenir plus récurrent jusqu’au 1er tour de l’élection présidentielle, de manière à mesurer dans le temps long les candidatures, les dynamiques et les motivations du vote.Cette étude a été réalisée avant le premier tour de la primaire sociale-démocrate. 

Que retenir de cette enquête ? 

Interrogés spontanément la prochaine élection présidentielle, les Français expriment une attente de changement, font part d’un ressenti anxiogène, évoquent une défiance envers l’offre politique. Se dégagent trois populations : les électeurs les plus à droite mentionnant nettement le changement ainsi qu’au moins un enjeu programmatique ; ceux du centre, de droite et de la social-démocratie la peur/l’angoisse ; et ceux enfin non décidés à se déplacer pour aller voter, une distance avec l’offre électorale. 

Dans les 5 hypothèses de 1er tour testées, Marine Le Pen arriverait toujours largement en tête (35% à 37% selon les configurations), maintenant son avance sur les autres candidats à l’élection présidentielle.  

Jean-Luc Mélenchon est toujours en position pour se qualifier pour le 2nd tour dans toutes les configurations. En cas de candidature simultanée d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal, il devancerait, avec 18% (+1 par rapport à la dernière vague d’enquête), Édouard Philippe (13%), Raphaël Glucksmann (10%) et Gabriel Attal (5%).En cas de candidature unique au centre et de Raphaël Glucksmann (entre 10% et 11% dans ces hypothèses) pour l’espace social-démocrate, il devancerait le maire du Havre (18% contre 17%) et distancerait Gabriel Attal (18% contre 12%). Idem dans l’hypothèse d’une candidature de François Hollande pour le Parti socialiste (7% pour l’ancien président dans ces hypothèses), le leader de La France Insoumise se qualifierait systématiquement (18% et 19%, +1) face à Édouard Philippe (17%, +1) ou Gabriel Attal (12%, -1).  

À droite, Bruno Retailleau n’enclenche pas de dynamique (entre 7% et 10% d’intentions de vote selon les hypothèses), son meilleur résultat étant atteint dans le cas d’une candidature de Gabriel Attal (que ce soit face à Raphaël Glucksammn ou François Hollande), alors que la présence de deux candidats du centre (Gabriel Attal et Édouard Philippe) aurait pour effet de réduire son socle électoral (7% dans cette hypothèse). Éric Zemmour stabilise son score entre 4 et 5%. Nicolas Dupont-Aignan se maintient quant à lui à 2% d’intentions de vote. 

À gauche, derrière Raphaël Glucksmann ou François Hollande se trouvent, toujours aux mêmes niveaux, Fabien Roussel (2% à 3%) et Marine Tondelier (entre 3% et 5%).  

Différentes hypothèses de 2nd tour ont également été testées : Marine Le Pen continue d’être en tête dans ces duels, avec 67% des suffrages exprimés (-2) face à Jean-Luc Mélenchon et 56% (-1) face à Édouard Philippe. 

À noter qu’à huit mois du scrutin, une forte part des Français indiquent qu’ils privilégieraient pour le second tour l’abstention ou le recours à un vote blanc ou nul (entre 27% et 32% selon les hypothèses). Rappelons les précautions nécessaires à la lecture de ces données, et ce plus encore pour les hypothèses de second tour que de premier. Vu qu’une partie du débat se structure autour du « meilleur » candidat, que ce soit pour l’ancien camp présidentiel ou pour le camp « social-démocrate », pour gagner contre Marine Le Pen à la présidentielle mais également pour la qualification au second tour, ces questions offrent des éléments de réponse à considérer parmi d’autres éléments de compréhension de l’opinion. 

Alors qu’un mouvement de blocage des lycées a lieu depuis plusieurs jours maintenant, l’éducation et la formation restent légèrement en retrait dans les thématiques de vote : cet item se situe en 8ème position à 22%, une proportion relativement stable depuis le lancement de ce baromètre (18% en avril dernier et 23% au plus haut en juillet et début septembre derniers). Ce thème est plus important auprès des sympathisants des partis de gauche, en particulier ceux de La France Insoumise (29%) et des Écologistes (40%).  

Concernant les motivations de vote, l’honnêteté du candidat (61%), son projet (60%) et ses valeurs (58%) continuent d’être les principaux moteurs. Ces dimensions sont particulièrement fortes auprès des sympathisants des partis de gauche, tandis que ceux du centre et de la droite évoquent davantage l’importance de s’opposer à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il n’atteigne pas le 2nd tour (74% pour les sympathisants Renaissance) ou qu’il ne soit pas en capacité de gagner l’élection présidentielle s’il se qualifiait (69% pour les sympathisants Renaissance, 62% pour ceux des Républicains et 72% pour ceux du Rassemblement National). Le souhait que leur candidat puisse remporter l’élection est également important pour les sympathisants du RN (74%) et de LR (60%).  

Alors que Marine Le Pen a lancé sa campagne pour l’élection présidentielle et qu’une polémique tourmente Jordan Bardella et le Rassemblement National à la suite d’une enquête publiée par Mediapart, les traits d’images associés à ces deux personnalités sont riches d’enseignements. Alors qu’en juillet dernier, après l’annonce du verdict du procès en appel de Marine Le Pen et sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle au journal télévisé de TF1, Marine Le Pen et Jordan Bardella partageaient des traits d’image similaires et proches l’un de l’autre, l’avantage a complètement basculé en faveur de la candidate déclarée. En illustration, 51% des Français estiment qu’elle ferait une bonne Présidente (+6 points depuis la dernière mesure, contre 47% pour Jordan Bardella), 54% qu’elle est capable de tenir ses engagements (+6, contre 50% pour Jordan Bardella) et 73% qu’elle est ambitieuse (+3, contre 69% pour Jordan Bardella). Auprès des sympathisants du Rassemblement National, si l’adhésion à ces traits d’image oscille entre 90% et 96% pour Marine Le Pen et 90% à 93% pour Jordan Bardella, la candidate à l’élection présidentielle enregistre quasi systématiquement un résultat supérieur à celui du président du parti (excepté pour l’honnêteté et le caractère diplomate). Les accusations de Médiapart et les éléments de preuves qu’ils produisent n’ont pas eu d’impact, à tout le moins pour le moment, sur Jordan Bardella ni même par ricochet sur Marine Le Pen.  

Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive en ligne du 5 au 8 octobre 2026. Échantillon de 2004 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 2 348 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).