Contact

Intentions de vote à l’élection présidentielle 2027 – Septembre 2026

Toluna
Toluna

Enquête réalisée en ligne du 08 au 10 septembre 2026. Échantillon de 2 052 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 2 358 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ​Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de résidence de l’interviewé(e) et comportement électoral aux élections antérieures.​

Paris, le 14 septembre 2026,

Toluna Harris Interactive est associé à M6 et RTL pour la réalisation d’intentions de vote. A partir de ce mois de septembre, ce dispositif devient bimensuel jusqu’à la fin de l’année civile, puis encore plus récurrent jusqu’au 1er tour de l’élection présidentielle, de manière à mesurer dans le temps long les candidatures, les dynamiques et les motivations du vote.

Que retenir de cette enquête ?

Dans les 5 hypothèses de 1er tour testées, Marine Le Pen arriverait toujours largement en tête (33% à 36% selon les configurations), enregistrant pour la première fois un léger recul dans les intentions de vote (-2 points).

Jean-Luc Mélenchon se stabilise par rapport à la dernière vague et est toujours en position pour se qualifier pour le 2nd tour, notamment en cas de candidature simultanée d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal : dans cette configuration (16%), il devancerait le leader d’Horizons de 2 points (14%) et celui de Renaissance de 8 (8%). En cas de candidature unique au centre et de Raphaël Glucksmann (entre 10% et 12% dans ces hypothèses) pour l’espace social-démocrate, il ferait « jeu égal » avec Édouard Philippe (17% pour les deux) et devancerait Gabriel Attal (17% contre 14%). En revanche, lorsque François Hollande est testé comme candidat du Parti socialiste (7% dans ces hypothèses, -1 point par rapport à la dernière vague d’enquête), le leader de La France Insoumise ne perd pas de point (17%) mais se fait devancer par Édouard Philippe (19%) tout en restant cependant devant Gabriel Attal (15%). Les deux candidats de l’espace central ne voient leurs intentions de vote se distinguer nettement que lorsqu’ils sont en concurrence (à l’avantage du maire du Havre).

À droite, Bruno Retailleau ne parvient pas à enclencher de réelle dynamique (entre 7% et 10% d’intentions de vote selon les hypothèses), son meilleur résultat étant atteint dans le cas d’une candidature de Gabriel Attal et de François Hollande, alors que la présence de deux candidats du centre (Gabriel Attal et Édouard Philippe) aurait pour effet de réduire son socle électoral (7% dans cette hypothèse). A l’inverse, Éric Zemmour bénéficie du léger retrait connu par Marine Le Pen pour voir son score augmenter légèrement (entre 1 et 2 points), s’établissant à 5% dans toutes les hypothèses. La représentante du RN semble pâtir légèrement des débats internes au RN (Ukraine, voile, place de Jordan Bardella) alors qu’Éric Zemmour de la promotion de l’ouvrage de Sarah Knafo.

Nicolas Dupont-Aignan reste quant à lui entre 2% et 3% des intentions de vote. À gauche, derrière Raphaël Glucksmann ou François Hollande se trouvent, toujours aux mêmes niveaux, Fabien Roussel (2% à 3%) et Marine Tondelier (entre 3% et 4%).

Différentes hypothèses de 2nd tour ont également été testées : en dépit d’un recul dans les intentions de vote au 1er tour, Marine Le Pen ne voit ses scores potentiels au 2nd tour n’évoluer qu’à la marge, avec 67% des suffrages exprimés (-1) face à Jean-Luc Mélenchon, 56% (-1) face à Gabriel Attal et 55% (stable) face à Édouard Philippe.

À noter qu’à huit mois du scrutin, une forte part des Français indiquent qu’ils privilégieraient pour le second tour l’abstention ou le recours à un vote blanc ou nul (entre 27% et 31% selon les hypothèses). Rappelons les précautions nécessaires à la lecture de ces données, et ce plus encore pour les hypothèses de second tour que de premier. Vu qu’une partie du débat se structure autour du « meilleur » candidat, que ce soit pour l’ancien camp présidentiel ou pour le camp « social-démocrate », pour gagner contre Marine Le Pen à la présidentielle mais également pour la qualification au second tour, ces questions offrent des éléments de réponse à considérer parmi d’autres éléments de compréhension de l’opinion.

Télécharger le rapport complet