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Les Français et les risques naturels​

Toluna

Sondage Toluna Harris Interactive pour

Paris, le 14 octobre 2026,

Comme l’an dernier, les Français se montrent quasi unanimes concernant les risques naturels dans le monde : plus de 9 d’entre eux sur 10 estiment que ces risques sont importants à l’échelle mondiale (93%, stable). En revanche, le sentiment de risque à l’échelle du territoire français se renforce depuis l’an dernier, que ce soit au niveau national (85%, +7), régional (63%, +8) ou local (52%, +7). Ce sentiment d’exposition à des risques naturels importants dans sa région varie justement selon la région habitée : il est plus prononcé dans les régions du sud du pays et en premier lieu en région PACA (78%, contre 63% pour la moyenne nationale), mais aussi en Occitanie (78%) et Nouvelle-Aquitaine (70%). Une forte progression du sentiment d’exposition à ces risques est néanmoins à noter sur l’ensemble du territoire national, et tout particulièrement en Bourgogne-Franche-Comté (64%, +25 points), Pays de la Loire (57%, +14), Occitanie (+12), Bretagne (63%, +10) et Ile-de-France (57%, +10). Enfin, parmi les différents risques naturels, les Français se sentent principalement exposés aux canicules (85% jugent qu’il est fortement probable que leur zone d’habitation soit concernée au cours des prochaines années, +11) et aux orages (73%). Les feux de forêt (48%, +12) et les tempêtes (40%, +7) apparaissent également comme des risques dont le niveau d’inquiétude progresse fortement depuis un an en raison des épisodes météorologiques survenus cet été. Le risque perçu d’inondations apparait dans ce contexte plus secondaire tout en restant présent (40%, +2), et particulièrement important dans le sud du pays (Occitanie : 49% ; PACA : 48%).

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Le sentiment de maitrise des Français face aux différents risques naturels est toujours aussi hétérogène : ils se sentent majoritairement bien préparés à ceux auxquels ils se sentent les plus exposés (canicules : 86% ; vagues de froid : 80% ; orages : 75%), mais sont plus partagés concernant les inondations (55%,-1) et les feux de forêts (50%, +5). Notons également que les Français déclarent être légèrement mieux renseignés que par le passé sur les risques naturels : un peu plus de la moitié des Français affirment savoir quels risques sont couverts par leur assurance (58%, +3). Même si la connaissance des différents risques auxquels leur zone d’habitation est exposée (49%, +4) et la propension à anticiper ou prendre des dispositions pour faire face à ces risques (45%, +6) restent plus limitées, elles demeurent en progression.

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Les canicules (93%, +6), les orages (85%, +2) et les vagues de froid (70%, +5) constituent les risques auxquels les Français indiquent avoir été les plus confrontés dans leur zone d’habitation. 4 Français sur 10 déclarent par ailleurs avoir été confrontés à des feux de forêt, soit une hausse de 10 points depuis l’an dernier, et 14 points depuis deux ans (39%). Concernant plus spécifiquement les inondations, comme l’année dernière un peu moins de la moitié des Français indiquent en avoir déjà fait l’expérience (48%). Ils sont une majorité à estimer qu’elles causent plus de dégâts que par le passé à l’échelle nationale (72%) mais seulement un tiers à faire ce constat à l’échelle de leur propre région (34%). Le sentiment de progression de la gravité des épisodes d’inondations est plus important dans certaines régions, en particulier dans celles du littoral atlantique et de l’Occitanie.

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Si on observe donc une perception de l’aggravation des inondations en France de manière générale, les Français ne se sentent pas forcément directement menacés. L’inquiétude envers le risque d’inondations est d’ailleurs en baisse continue depuis deux ans (31%, -14) au regard des autres types de risques naturels, les Français craignant davantage les canicules (54%, +10 en 2 ans), les tempêtes (45%, -1), les orages (44%, +1) ou encore les feux de forêt (40%, +16). Plus particulièrement concernant les inondations, le fait de ne pas vivre dans une zone à risque d’inondation (46%) constitue la principale raison pour laquelle les Français ne citent pas les inondations parmi les risques qui les inquiètent le plus, même s’ils font le constat que celles-ci causent plus de dégâts qu’auparavant.

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En matière d’anticipation des risques naturels, les Français se montrent relativement peu préparés : seule une minorité d’entre eux déclarent avoir à leur domicile des équipements ou aménagements leur permettant de se prémunir ou de faire face aux risques naturels (kit d’urgence prêt à l’usage : 20% ; aménagement d’une zone de refuge en hauteur : 16% ; plan individuel de mise en sûreté : 13%), même si une part non négligeable indiquent qu’ils pourraient les mettre en place à l’avenir. Ainsi, moins de la moitié des Français estiment qu’ils seraient suffisamment préparés si une inondation survenait dans leur zone d’habitation dans les prochaines 24 heures (42%). Un niveau de préparation déclaré qui reste relatif, même auprès de ceux ayant déjà connu personnellement une inondation (62%).

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De manière générale, les Français ayant déjà été confrontés à une inondation sont une majorité à déclarer avoir adopté les bons comportements, même si cette proportion connait une baisse depuis l’an dernier (74%, -9). Les Français qui indiquent ne pas avoir adopté les bons comportements face à une inondation citent d’ailleurs en premier lieu le fait de ne pas avoir couper l’électricité ou le gaz (pour 52% d’entre eux). En parallèle, parmi ceux n’ayant jamais été confrontés à une inondation, l’identification des bons réflexes est tendanciellement stable depuis deux ans, même si un léger recul est observé par rapport à l’année dernière. La non-adoption des recommandations à suivre en cas d’inondation s’explique par des raisons multiples, notamment leur caractère parfois jugé inutile (ex : appeler les pompiers : 26%) ou tout simplement le fait de ne pas y avoir pensé (ex : couper l’électricité : 36%).

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Concernant les personnes ayant déjà connu de situations d’inondation, la majorité d’entre eux déclarent avoir adopté de bons comportements à cette occasion : éviter de prendre la voiture (76%) ou suivre l’information en direct (74%). Et si l’adoption de la plupart des bons réflexes est restée relativement stable depuis 2 ans, les Français sont plus nombreux que par le passé à déclarer avoir adopté des comportements à risque : être allé chercher ses enfants à l’école (55%, +5 depuis 2 ans), ou les autres membres de sa famille pour les rassembler chez soi (48%, +8). Néanmoins, certains réflexes n’ont été adoptés que par une minorité d’entre eux, comme se signaler auprès des pompiers (41%) ou sur les réseaux sociaux (40%). Enfin, pour s’informer sur les comportements à suivre en cas d’inondation, les informations locales (50%, -1), les médias généralistes (47%, +1) et les réseaux sociaux (40%, +3) apparaissent comme les canaux d’information les plus utilisés.

Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive en ligne du 11 au 15 septembre 2026.

Échantillon total de 3 254 personnes, composé :

  • d’un échantillon de 3 154 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
  • d’un boost de 100 personnes habitant la région Bretagne

Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : – sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et taille d’agglomération de l’interviewé(e) au niveau régional – région de l’interviewé(e) au niveau national.