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Les Français et la désinformation en santé​

Toluna

Sondage Toluna Harris Interactive pour

Paris, le 23 octobre 2026,

38% des Français indiquent être exposés à des informations fausses ou trompeuses en matière de santé au moins une fois par mois, voire au moins une fois par semaine pour 18% d’entre eux. Ces informations fausses ou erronées sont le plus souvent rencontrées sur les réseaux sociaux (67%) et parmi ceux-ci avant tout sur Facebook et TikTok. Des fausses informations qui prennent le plus souvent la forme de prises de parole d’influenceurs (51%) ou de publications sur les réseaux sociaux (40%). 

Face à ces difficultés, les Français expriment des doutes quant à leur capacité à identifier les fausses informations en santé : à peine 6 sur 10 indiquent se sentir capables de distinguer une vraie d’une fausse information dans ce domaine (61%), les moins de 50 ans estimant toutefois se sentir plus capables que la moyenne. Si le fait de se sentir capable d’identifier une fausse information en matière de santé est principalement justifié par le fait de vérifier l’information (58%) ou les sources (57%), les difficultés à percevoir une fausse information résultent avant tout d’un manque de connaissances ressenti en matière de santé (76%). Concernant la capacité du reste de la population à distinguer une vraie d’une fausse information, les Français se montrent encore plus sceptiques que pour eux-mêmes : seuls 36% d’entre eux estiment leurs compatriotes capables de cela.  

La nature de l’information recueillie semble revêtir une certaine importance puisque 61% des Français affirment qu’elle influence leurs comportements et pratiques du quotidien. Cependant, cette influence reste relative dans la mesure où seulement 9% de la population déclare que cela affecte de manière très importante ses comportements. 

L’exposition à ces fausses informations n’est en revanche pas sans conséquence puisque près de la moitié des Français admettent avoir déjà cru à une fausse information avant de se rendre compte qu’elle était fausse (45%). Une situation encore davantage vécue par les plus jeunes. 29% des Français affirment même qu’il leur est déjà arrivé de suivre une fausse recommandation sur un sujet de santé, une expérience également davantage expérimentée par les plus jeunes. Dans le détail, près d’un tiers des Français indiquent avoir déjà, à la suite d’une information fausse ou trompeuse, testé un autre traitement (35%), remis en cause l’avis d’un professionnel de santé (35%), retardé une consultation médicale (34%) ou modifié un traitement prescrit (32%). 

Ce phénomène de développement de la désinformation en matière de santé conduit les Français à s’en inquiéter : 72% d’entre eux se disent préoccupés par la question de la désinformation en santé. Plus de 6 Français sur 10 estiment même que la désinformation en matière de santé est plus importante que par le passé (62%), un avis encore plus partagé par les plus âgés. 

Les professionnels de santé comme le médecin spécialiste (92%), le médecin traitant (92%) ou le pharmacien (90%), apparaissent comme les sources d’information en santé auxquelles les Français font le plus confiance, devant les ressources officielles (des sites officiels : 81% ; Mon espace santé : 78%) et la mutuelle (69%). Concernant la fiabilité de l’information, la majorité des Français expriment leur confiance envers le ministère de la Santé (66%), les collectivités locales (55%) ou encore les laboratoires pharmaceutiques (53%), même si cette confiance reste relative. 

Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive en ligne du 06 au 12 mars 2026.

Échantillon de 2061 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : – sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et taille d’agglomération de l’interviewé(e) au niveau régional – région de l’interviewé(e) au niveau national.