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Les Français et le secteur de la logistique et du transport de marchandises

Toluna
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L’Union TLF a sollicité Toluna Harris Interactive afin de réaliser une étude portant sur la perception du secteur de la logistique et du transport de marchandises par les Français, sur les opportunités professionnelles que ces secteurs proposent mais aussi sur leur utilisation des services de livraison et leur position à l’égard de certaines mesures en faveur de l’environnement. Un échantillon de 1 041 Français a été interrogé du 17 au 26 août 2026 afin de répondre à ces questions.

Que retenir de cette étude ?

Le secteur de la logistique (78%) et celui du transport de marchandises (70%) bénéficient d’une bonne image dans l’opinion publique de manière générale, ce regard positif étant toutefois moins marqué que pour d’autres secteurs tels l’artisanat, l’hôtellerie ou la restauration.

S’ils sont relativement bien considérés par les Français, ces secteurs sont néanmoins peu visibles au quotidien : seuls respectivement 51% et 56% jugent que les secteurs de la logistique et du transport de marchandises jouent un rôle important au quotidien. En comparaison, la santé (88%), l’énergie (83%) ou bien le commerce (79%) se situent nettement plus haut.

Si cette image globale est, en comparaison avec les autres secteurs, en retrait, l’image détaillée du secteur du transport et de la logistique se révèle quant à elle très positive. Les Français le perçoivent comme étant essentiel à l’approvisionnement des territoires (93%, dont 50% tout à fait d’accord), clé dans la continuité des chaînes d’approvisionnement (93%, dont 45% tout à fait d’accord), essentiel au bon fonctionnement de l’économie française (92%, dont 43% tout à fait d’accord), nécessaire pour assurer l’indépendance économique de la France (90%, dont 40% tout à fait d’accord) alors même qu’il évolue dans un environnement fortement concurrentiel (89%).

Les bénéfices sont clairement identifiés : création d’emplois localement (87%), dynamisation de l’économie locale (85%). Aux yeux des Français, transport et logistique représentent également une opportunité économique pour les territoires (85%), notamment en attirant de nouvelles entreprises et de nouveaux investisseurs (81%). Deux aspects négatifs sont tout de même soulignés : ces secteurs sont vus comme étant délocalisables (61%) mais surtout comme polluants (82%, dont 38% tout à fait d’accord).

Ces propositions sont soutenues à des niveaux équivalents par l’ensemble des catégories de la population française, bien que certaines spécificités ressortent : les habitants des communes rurales sont particulièrement d’accord sur le fait que ces secteurs dynamisent l’économie locale (89%) et qu’ils sont essentiels à l’approvisionnement des territoires (96%). Les Français n’ayant pas le baccalauréat, quant à eux, adhèrent davantage à l’idée selon laquelle ces secteurs créent de l’emploi localement (91%).

D’un point de vue politique, les sympathisants des Républicains (entre 83% et 99% d’accord pour les mesures d’impact positif) et ceux du Rassemblement National (entre 85% et 96% d’accord pour les mesures d’impact positif) se distinguent par un soutien total aux différentes affirmations, tandis que les sympathisants des formations de gauche se situent au niveau de la moyenne.

La dimension professionnelle est par ailleurs une caractéristique constituante de l’image de ces secteurs. Selon les Français, le transport de marchandises et la logistique sont pourvoyeurs d’opportunités professionnelles à tout niveau : jeunes (91%), personnes peu ou pas diplômées (91%) mais aussi aux femmes (85%) et aux personnes en reconversion professionnelle (89%), même si celle-ci intervient en 2ème partie de carrière (83%). Seulement deux catégories de personnes figurent en retrait comme pouvant bénéficier d’opportunités dans ces métiers : les très diplômés et les personnes en situation de handicap.

Les Français n’ayant pas le baccalauréat estiment davantage que la moyenne que ces secteurs offrent des opportunités professionnelles aux personnes en reconversion professionnelle (93% et 87% pour les reconversions en deuxième partie de carrière), mais aussi pour les femmes (90%).

Ces aspects positifs se construisent notamment par le fait que les Français, même s’ils ne le ressentent pas spontanément, ont fortement recours au secteur du transport et de la logistique : 92% ont recours à des services de livraison pour leurs courses ou leurs colis et 67% le font au moins une fois par mois.

Le recours à la livraison s’explique avant tout par la non-disponibilité des produits visés près de chez eux (47%) mais aussi par le fait que les produits coûtent moins cher en ligne (44%). La rapidité est également évoquée (32%), ainsi que le fait de bénéficier d’une offre plus grande (30%).

La livraison est particulièrement utilisée par les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures (96% dont 80% au moins une fois par mois), notamment car cela est plus rapide que de se rendre en magasin (38%).  Les habitants des communes rurales qui ont recours aux services de livraison (92%, dont 64% au moins une fois par mois) le justifient davantage par le fait d’habiter loin des commerces (32%).

Lorsqu’ils se font livrer, les Français sont avant tout attentifs à la qualité de la livraison (96%, dont 68% très important), à son coût (95%, dont 61% très important) et à sa rapidité (88%, dont 40% très important). Les contacts avec l’entreprise de livraison jouent dans une moindre mesure (81%).

Interrogés également sur différentes mesures visant à protéger l’environnement, les Français se montrent proactifs et de bonne volonté : 54% soutiennent les mesures visant à restreindre l’utilisation de véhicules à moteur thermique dans les agglomérations ; 74% souhaiteraient que les camions puissent transporter plus de marchandises afin de participer à la décarbonation du secteur. En revanche, ils s’opposent à la taxation des moteurs thermiques, que ce soit pour encourager la transition écologique (58%) ou le passage aux véhicules électriques (62%). Sur des aspects davantage macro-économiques, les Français estiment que l’implantation d’entrepôts en France augmenterait leur pouvoir d’achat (74%) et que le fait de taxer des entreprises françaises de transport de marchandises favoriserait la concurrence étrangère (73%).

Les mesures visant à restreindre l’utilisation de véhicules à moteur thermique dans les agglomérations sont plus soutenues par ces catégories populaires (60%), par les sympathisants LFI (75%), PS (64%), Ecologistes (74%) ou Renaissance (71%).

Enfin, les catégories populaires affichent un soutien plus fort que la moyenne à l’égard des mesures de taxation des véhicules thermiques, que ce soit pour encourager le passage aux véhicules électriques (46%, contre 38% en moyenne) ou pour encourager la transition écologique (49%, contre 42% en moyenne). Les Français n’ayant pas le baccalauréat sont particulièrement d’accord avec le fait qu’implanter des entrepôts de transport de marchandises en France augmente leur pouvoir d’achat (80%).

Télécharger le rapport complet.