Enquête réalisée par Toluna Harris Interactive en ligne du 19 au 21 mai 2026. Échantillon de 1 071 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).
Paris, le 4 juin,
À la demande de l’Autorité Nationale des Jeux, Toluna Harris Interactive a interrogé un échantillon de 1 071 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, en amont de la Coupe du monde de football qui aura lieu du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Cette étude s’inscrit dans la volonté de l’ANJ de recueillir des données sur l’état d’esprit des Français et leur rapport aux paris sportifs en amont des grandes compétitions sportives. Ainsi, depuis la Coupe du monde de football en 2018, Toluna Harris Interactive a pu explorer pour l’ANJ les intentions déclarées de paris en amont de chaque grande compétition internationale de football (Euro et Coupe du monde) ainsi qu’en amont de la Coupe du monde de rugby en 2023 et des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024.
Que retenir de cette enquête ?
Des intentions de paris d’argent sur les rencontres de la Coupe du monde en hausse
Interrogés à quelques semaines du début de la compétition, près de 6 Français sur 10 expriment leur intention de suivre les matchs de la Coupe du monde. Un résultat bien plus élevé qu’avant la Coupe du monde 2022, pour laquelle des appels au boycott s’étaient fait entendre, mais proche de celui enregistré il y a 2 ans avant l’Euro 2024 (55%). Une intention de suivre la compétition portée avant tout par les hommes (71%) et les plus jeunes (71% des moins de 25 ans et 69% des 25-34 ans).
Dans ce contexte, la moitié d’entre eux (51%) affirment qu’ils envisagent de parier sur les résultats des matchs avec leurs proches de façon amicale, une mesure qui s’inscrit dans la lignée des précédentes compétitions. En revanche, 41% des Français qui ont l’intention de suivre cette Coupe du monde envisagent de parier de l’argent, soit 6 points de plus que lors de l’Euro 2024 et 5 points de plus que lors de la Coupe du monde 2022. De manière plus précise, ce sont les jeunes qui affirment davantage leur volonté de parier de l’argent puisque 52% des 18-24 ans et 54% des 25-34 ans envisagent de le faire.
Sans surprise, ce sont les matchs de l’équipe de France qui suscitent les plus fortes intentions de paris, puisque 91% d’entre eux affirment qu’ils envisagent de parier dessus, devant les matchs à fort enjeu (90%) et les matches des autres équipes (79%).
Cette étude montre également une certaine hybridation dans les pratiques des parieurs puisque 48% affirment qu’ils envisagent de parier de l’argent sur des applications ou en points de vente, 34% uniquement en ligne et 15% (surtout les plus âgés) uniquement en points de vente. En termes de montant, près de la moitié affirment qu’ils parieront autant que lors des compétitions précédentes tandis que 30% affirment qu’ils dépenseront davantage et 25% qu’ils dépenseront moins d’argent.
Un risque d’addiction et de perte de contrôle reconnu par les Français
Plus de 8 Français sur 10 affirment que les paris comportent un risque d’addiction et de dépendance. Si ce risque est bien perçu, on peut noter que 20% des Français déclarent avoir connu dans leur entourage des personnes qui ont déjà perdu le contrôle de leur activité de jeu, dont 48% des moins de 25 ans.
Plus précisément, 37% des personnes qui ont parié de l’argent sur une rencontre sportive au cours de l’année affirment avoir ressenti une perte de contrôle sur leur activité de jeu, en particulier, là encore, les plus jeunes parieurs (67% des moins de 25 ans). En dépit de cette histoire vécue par une partie d’entre eux, ceux qui envisagent de parier sur les résultats des rencontres lors de cette Coupe du monde justifient leurs paris sportifs parce qu’ils permettraient à la fois de rendre les matchs plus excitants à regarder (87% des parieurs potentiels contre 50% de la moyenne des Français) et de gagner de l’argent (81% contre 49%).
Un bon souvenir des campagnes publicitaires pour les paris sportifs et des évolutions jugées pertinentes
Cette étude s’est aussi attachée à mieux comprendre la réception par les Français des campagnes de publicité sur les paris sportifs. Ainsi, si un tiers des Français (35%) affirment se souvenir avoir lu, vu ou entendu une publicité pour les paris sportifs au cours des dernières semaines, ils restituent en premier lieu le nom des opérateurs (« Winamax », « PMU », « Betclic », « Unibet », « FDJ » etc.) loin devant des messages liés à la possibilité de gagner de fortes sommes d’argent. Pour ces publicités, la télévision s’impose comme le 1er canal de diffusion restitué (67%), devant Internet (37%) et les réseaux sociaux (32%), ces derniers étant cités plus particulièrement par les plus jeunes.
Outre les publicités sur les paris sportifs, les messages de prévention semblent être plutôt bien ancrés dans la mémoire des Français puisqu’une une large majorité (73%) affirment avoir déjà entendu le message de prévention « Les jeux d’argent et de hasard peuvent être dangereux : pertes d’argent, conflits familiaux, addiction … », notamment ceux qui envisagent de parier sur les rencontres (89%).
Enfin, les Français ont été invités à se prononcer sur les évolutions spécifiques à cette prochaine Coupe du monde. D’un côté, l’engagement des diffuseurs des matchs et des opérateurs de jeux et de paris sportifs de ne pas diffuser de publicités sur les paris sportifs lors des nouvelles « pauses fraîcheurs » qui se dérouleront au milieu de chaque mi-temps des matchs est jugé à la fois comme nécessaire (par 77% des Français) et efficace, que ce soit pour ne pas favoriser les paris excessifs (65%), ou pour ne pas exposer les mineurs aux paris sportifs (64%). De plus, à l’avenir, 82% seraient favorables à interdire les publicités pour les paris sportifs 5 minutes avant un match, pendant et 5 minutes après pour éviter les paris excessifs.
