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L’Opinion des Français à l’égard de la Présidentielle

Toluna
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Sondage Toluna Harris Interactive pour

Paris, le 8 octobre,

Toluna Harris Interactive réalise depuis avril 2025 pour CommStrat et l’Opinion un baromètre de suivi du potentiel électoral de différentes personnalités jusqu’à la prochaine élection présidentielle. Ce dispositif de suivi vise à identifier les dynamiques d’opinion en faveur de diverses personnalités politiques ou non dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. Les personnalités testées ont soit été candidates à l’élection présidentielle par le passé, soit indiqué directement ou indirectement qu’elles pourraient être candidates.  

Nota Bene : Le potentiel électoral ne constitue nullement une intention de vote. Il reflète avant tout la possibilité de voter pour une personnalité mais ne donne pas d’indication sur la transformation effective en vote à l’issue de la campagne. Le moment du vote constitue un choix dans le cadre d’une offre définie et concurrentielle. Ici, les personnes interrogées étaient invitées à répondre favorablement ou défavorablement à chacun des noms leur étant proposés. 

Voici les principaux enseignements de cette 9e édition, réalisée à la veille du 1er tour de la primaire « sociale-démocrate ». 

Marine Le Pen (40%) continue d’être la personnalité bénéficiant du plus grand potentiel électoral. Elle devance Édouard Philippe (25%), Gabriel Attal (24%), Raphaël Glucksmann (22%) et Bruno Retailleau (20%). Jean-Louis Borloo (19%), François Hollande (19%) et Sébastien Lecornu (18%) disposent d’un potentiel de vote similaire, tandis que Jean-Luc Mélenchon apparait un peu plus en retrait (15%). 

Alors que les potentiels électoraux de Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann ou Jean-Luc Mélenchon sont assez stables au fil des mois, ceux d’Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Bruno Retailleau connaissent une baisse tendancielle : le « Havrais » et le « Vendéen » ont perdu 10 points depuis la première mesure en avril 2025 (respectivement de 35% à 25% et de 30% à 20%) tandis que Gabriel Attal en a perdu 5 (de 29% à 24%).   

La lecture par proximité politique nous donne d’autres éléments de compréhension. Auprès des sympathisants insoumis, le soutien envers le candidat déclaré Jean-Luc Mélenchon est toujours massif (81%). Chez les sympathisants socialistes, le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann, dispose toujours du potentiel électoral le plus élevé (66%), alors que l’ancien président, François Hollande, continue de le talonner (49%, -11 par rapport à la vague d’enquête précédente),devant le premier secrétaire du parti Olivier Faure (34%, -15).  

Pour les Écologistes, Raphaël Glucksmann, bénéficiant en partie du soutien de Yannick Jadot, se tient à hauteur de Marine Tondelier (50%), devant François Ruffin (46%) et Olivier Faure (46%). 

Auprès des sympathisants de Renaissance, et alors que l’affrontement entre Gabriel Attal et Édouard Philippe pour la conquête de cet espace politique animera la campagne présidentielle ces prochains mois, c’est Édouard Philippe qui se détache légèrement (79% contre 72% pour Gabriel Attal). Suivent le Premier ministre Sébastien Lecornu (53%), Elisabeth Borne (51%) et Christine Lagarde (48%).  

Auprès des proches des Républicains, Bruno Retailleau dispose toujours du plus haut potentiel auprès de sa famille politique (58%, -9) et devance largement… Marine Le Pen (45%), qui se positionne comme la deuxième personnalité bénéficiant du plus fort potentiel de vote chez les sympathisants Républicains. David Lisnard dispose par ailleurs du potentiel de vote d’1/3 des proches de cette formation politique (36%).  

Marine Le Pen, enfin, dispose d’un soutien quasi unanime des proches du Rassemblement National (93%), comme observé depuis le début du baromètre, largement devant Éric Zemmour (31%) et Sarah Knafo (30%). 

Enfin en ce mois de septembre 2026, plusieurs personnalités publiques et politiques ont annoncé leur candidature ou leur intérêt pour l’élection présidentielle qui arrive. Parmi elles, l’ancien ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger et actuel député Olivier Becht bénéficie d’un potentiel électoral de 5% ; Emmanuel Maurel, candidat à la primaire « sociale-démocrate » dispose d’un potentiel de 6% ; l’éditorialiste et essayiste Natacha Polony quant à elle bénéficie d’un potentiel électoral de 10%.  

Focus : A la veille de la primaire de l’espace « social-démocrate », Raphaël Glucksmann est le candidat à la plus forte dynamique 

Du vendredi 9 au samedi 10 octobre se tiendra le 1er tour de la primaire « sociale-démocrate » organisée par le Parti Socialiste, Place Publique et Gauche Républicaine et Sociale, lors duquel s’opposeront Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Auprès des Français se situant à gauche sur l’échiquier politique, c’est Raphaël Glucksmann qui bénéficierait du plus important potentiel électoral, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon (41% chacun) et devant François Hollande (34%). Les autres candidats à cette primaire se situent nettement derrière : 28% pour Olivier Faure, 25% pour Ségolène Royal, 17% pour Jérôme Guedj et 9% pour Emmanuel Maurel.  

​Auprès des sympathisants de la social-écologie (soit le Parti Socialiste et Les Écologistes), la même hiérarchie existe parmi les candidats, le potentiel électoral de Raphaël Glucksmann (61%) devançant encore plus nettement celui d’Olivier Faure (39%) ou de Ségolène Royal (31%), François Hollande disposant néanmoins d’un meilleur potentiel auprès de cette population (45%). 

​À l’échelle de l’ensemble de la population, les profils des potentiels électeurs de ces cinq candidats diffère. Le potentiel électoral de Raphaël Glucksmann est particulièrement important auprès des Français âgés de 65 ans et plus (25%) là où celui d’Emmanuel Maurel (19%) ou d’Olivier Faure (25%) est important auprès des 18-24 ans. De même, Raphaël Glucksmann dispose d’un potentiel électoral, au-delà des sympathisants socialistes (66%), important auprès des sympathisants de Renaissance (47%, contre 18% pour Olivier Faure) ou encore auprès des Français se déclarant proche d’aucune formation politique (16%).  

​Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj quant à eux bénéficient de leur plus grand potentiel auprès des sympathisants socialistes (respectivement 34%, 34% et 24%), tandis qu’Emmanuel Maurel atteint son plus haut résultat auprès des sympathisants Insoumis (12%).  

Enfin, 34% des Français déclarent qu’ils pourraient voter, lors de l’élection présidentielle, pour au moins un candidat de la primaire « sociale-démocrate » (76% pour les sympathisants socialistes et 74% pour les proches des Ecologistes). Parmi eux, 8% déclarent qu’ils pourraient voter uniquement pour Raphaël Glucksmann et 5% uniquement pour Ségolène Royal (les autres candidats oscillants entre 1 et 2%).