Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive en ligne du 29 au 30 juillet 2026. Échantillon de 1 111 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Paris, le 31 juillet,
Tous les mois, Toluna Harris Interactive réalise en partenariat avec LCI un baromètre de confiance politique.
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Que retenir de cette étude ?
Cette fin juillet est caractérisée par un recul de la confiance à l’égard tant d’Emmanuel Macron (31% contre 33% en juin) que de Sébastien Lecornu (32%, contre 35%). La grande majorité des ministres et personnalités politiques testés enregistrent également un tassement, souvent de 1 à 4 points, sans qu’aucun mouvement inverse ne vienne compenser cette tendance d’ensemble. Les incendies de forêt viennent ajouter aux regards structurels portés à l’égard de l’exécutif ou, à tout le moins, sur leurs deux représentants.
En effet, en première ligne, Laurent Nuñez (29%, +2) ne semble pas pâtir de la situation. Il s’agit là d’une illustration supplémentaire que les Français ne cherchent pas systématiquement le premier bouc émissaire venu. Ayant occupée l’actualité ces dernières semaines, Monique Barbut conserve un niveau de confiance stable (17%, +1) et ne semble pas affectée par les polémiques autour de sa démission, puis réintégration au gouvernement ainsi que de celle concernant son séjour dans sa maison du Var en plein incendie en Gironde même si, la croissance de sa notoriété lui est plutôt préjudiciable : 47% des Français ne lui accordent pas leur confiance (+7) alors que sa notoriété progresse de 6 points.
Moins mis en avant dans le cadre de cette séquence, Gérald Darmanin reste le ministre générant le plus fort niveau de confiance même si celle-ci n’est accordée que par un tiers des Français : 34% (+2 points), suivi de et Catherine Vautrin (24%, -2).
Jordan Bardella (40%, -1) et Marine Le Pen (39%, stable) occupent toujours la « tête » du classement des personnalités testées, loin devant Édouard Philippe (30%, stable) et Marion Maréchal (28%, -2). La quasi-totalité des personnalités enregistre un recul en juillet : Gabriel Attal perd 3 points (24%), Jean-Louis Borloo 4 points (23%) quand bien même ce dernier a bénéficié d’une aura médiatique ces dernières semaines.
La lecture par sympathie partisane confirme les écarts entre la confiance mesurée auprès de l’ensemble des Français et celle au sein du « camp » de chaque personnalité : Jean-Luc Mélenchon recueille 83% de confiance chez les sympathisants insoumis contre 13% en moyenne nationale ; Marine Le Pen et Jordan Bardella atteignent respectivement 90% et 87% chez les sympathisants RN ; Édouard Philippe et Gabriel Attal réunissent 81% et 67% chez les sympathisants Renaissance.
A droite, Bruno Retailleau consolide son statut de personnalité de droite jouissant du plus haut niveau de confiance auprès des Français (27%, -1). Il jouit également de la confiance de 69% des sympathisants de sa famille politique (-12), soit une baisse importante depuis un mois, peut-être également affectée par l’annonce de candidature de Marine Le Pen. Il reste néanmoins la personnalité recueillant le plus de confiance auprès des sympathisants LR. A gauche, Raphaël Glucksmann enregistre © Toluna Harris Interactive 3
la confiance de 23% des Français, soit un niveau-là aussi stable depuis le mois dernier (-1). Il demeure la première personnalité auprès des sympathisants socialistes (74%, +9).
Alors que nous ne sommes pas vraiment entrés en campagne présidentielle la confiance politique en France fonctionne aujourd’hui moins comme un jugement partagé que comme un marqueur d’appartenance : chaque personnalité est plutôt appréciée par son « camp » et moins en dehors de celui-ci.
La vague de juillet 2026 confirme un climat de croissance de la défiance à l’égard du politique, avec un recul quasi unanime des personnalités testées. Emmanuel Macron se maintient à un niveau bas mais stable dans sa fourchette récente (31%), porté par un socle d’opinion majoritairement ancien et peu volatil. Sébastien Lecornu connaît un repli et l’analyse croisée des motifs déclarés de défiance converge vers un même constat : son déficit de confiance se noue moins autour de sa personne que de sa capacité perçue à agir en dehors du cadre fixé par le Président de la République. Les ministres et les autres personnalités politiques suivent une trajectoire similaire de tassement généralisé.
Téléchargez aussi notre question du mois : Les Français et la lutte contre les incendies
