Enquête réalisée en ligne du 19 au 22 juin 2026. Échantillon de 1053 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).
Paris, le 3 juillet,
Une faible connaissance des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
- Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) font l’objet d’une notoriété globale relative : si plus de la moitié des Français déclarent en avoir déjà entendu parler (56%), seuls un cinquième indiquent en avoir une connaissance précise (19%). Dans le détail, ils considèrent majoritairement les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comme étant des maladies liées au mode de vie occidental (64%). A l’inverse, ils les perçoivent peu comme contagieuses (18%) ou touchant essentiellement les personnes âgées (32%). Enfin, ils apparaissent très partagés sur le fait qu’il s’agisse de maladies rares (53%), liées à l’environnement (46%) et dont les symptômes sont visibles (43%).
Des causes et des solutions aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin associées principalement au mode de vie, notamment à l’alimentation et au stress
- L’alimentation (70%) et le déséquilibre du microbiote intestinal (67%) sont perçus comme les deux principaux facteurs des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, devant le stress (56%). Bien que cette perception des causes puisse varier selon l’âge : les plus âgés citent davantage l’alimentation, le déséquilibre du microbiote intestinal, la consommation de certains médicaments ou encore le dysfonctionnement du système immunitaire comme des facteurs pouvant causer des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
- Les solutions perçues rejoignent les causes identifiées par les Français : l’adaptation de son alimentation (91%), un traitement médical (88%) et la réduction du stress (87%) étant les solutions jugées les plus efficaces. Encore une fois avec des disparités similaires selon l’âge où les plus âgés estiment davantage l’efficacité de l’adaptation de son alimentation, d’un traitement médical ou de la réduction du stress dans la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. A contrario, l’accompagnement psychologique est davantage mis en avant par les plus jeunes.
- Enfin, près de 9 Français sur 10 estiment que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin peuvent entraîner des problèmes de santé en dehors de l’intestin (88%). Néanmoins, moins d’un quart en sont complètement convaincus (23%), confirmant une nouvelle fois un niveau de connaissance limité sur les MICI.
Une maladie de Crohn bien identifiée et dont les causes perçues s’inscrivent dans les mêmes logiques que celles des MICI de manière générale
- La majorité des Français déclarent avoir déjà entendu parler de la maladie de Crohn, bien que seuls un tiers indiquent en avoir une connaissance précise (34%). Une notoriété qui apparaît plus importante chez les 25-34 ans (47%). Ce degré de notoriété peut être lié à la connaissance de personnes directement concernées : moins d’un tiers des Français déclarent connaître au moins une personne atteinte de la maladie de Crohn (31%), et encore davantage chez les 25-34 ans (40%).
- Les principaux facteurs pouvant accentuer les symptômes de la maladie de Crohn identifiés par les Français sont la consommation de plats gras ou épicés (65%), devant la consommation d’alcool (58%) et le stress (58%). Des facteurs dont la mise en cause varie selon l’âge : les plus âgés estiment davantage que la consommation de plats gras ou épicés ainsi que celle d’alcool et le stress peuvent accentuer les symptômes de la maladie de Crohn.
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