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Opinion des Français à l’égard de la Présidentielle

Marine Segura

Enquête réalisée en ligne du 23 au 25 juin 2026. ​Échantillon de 1 057 personnes représentatif de la population Française âgée de 18 ans et plus, dont 888 personnes inscrites sur les listes électorales françaises.​ Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).​

Paris, le 8 juillet,

Toluna Harris Interactive réalise pour CommStrat et l’Opinion un baromètre de suivi du potentiel électoral de différentes personnalités jusqu’à la prochaine élection présidentielle. Ce dispositif de suivi vise à identifier les dynamiques d’opinion en faveur de diverses personnalités politiques ou non dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. Les personnalités testées ont soit été candidates à l’élection présidentielle par le passé, soit indiqué directement ou indirectement qu’elles pourraient être candidates.  

Nota Bene : Le potentiel électoral ne constitue nullement une intention de vote. Il reflète avant tout la possibilité de voter pour une personnalité mais ne donne pas d’indication sur la transformation effective en vote à l’issue de la campagne. Le moment du vote constitue un choix dans le cadre d’une offre définie et concurrentielle. Ici, les personnes interrogées étaient invitées à répondre favorablement ou défavorablement à chacun des noms leur étant proposés. 

Voici les principaux enseignements de cette 7ème édition réalisée avant l’annonce de la décision de Marine Le Pen de maintenir sa candidature à l’élection présidentielle.  

A l’orée des congés estivaux, Marine Le Pen (43%) continue d’être la personnalité bénéficiant du plus grand potentiel électoral et enregistre de nouveau son meilleur score déjà atteint en novembre 2025. Elle devance Édouard Philippe (27%), Bruno Retailleau (26%), Éric Ciotti (26%), Marion Maréchal (26%), Gabriel Attal (25%) et Raphaël Glucksmann (24%). Peut-être touché par l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin reculeà 22% (-4 points).   

La lecture par proximité politique nous donne de nouveaux éléments de compréhension, puisque la liste des personnalités testées a été réduite en même temps que les candidatures officielles se précisent.  

Auprès des sympathisants insoumis, le soutien envers le candidat déclaré Jean-Luc Mélenchon est toujours massif et très proche du niveau observé en janvier (73%). Chez les sympathisants socialistes, le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann, dispose toujours du potentiel électoral le plus élevé (65%), alors que l’ancien Président, François Hollande, consolide son potentiel auprès de ses électorats (57% contre 46% en début d’année) devant le premier secrétaire du parti Olivier Faure (42%). Pour les Écologistes, Marine Tondelier (57%) devance l’ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot (55%) et François Hollande (44%).  

Auprès des sympathisants de RenaissanceGabriel Attal (75%) conforte son potentiel après l’officialisation de sa candidature à l’élection présidentielle et devance Édouard Philippe en recul depuis la mesure du mois d’avril (67%, -10). Suivent le Premier ministre Sébastien Lecornu (59%), le garde des Sceaux Gérald Darmanin (57%) et l’ancien Premier ministre Jean Castex (52%).  

Auprès des proches des RépublicainsBruno Retailleau lui aussi entré officiellement en campagne accentue son potentiel auprès de sa famille politique (77%, +15) et devance largement Gérald Darmanin (50%), tandis que Marine Le Pen (49%) dispose d’un potentiel de vote similaire voire plus élevé que l’ancien président Nicolas Sarkozy (48%), Xavier Bertrand (45%) ou encore Laurent Wauquiez (43%). 

Enfin, comme observé depuis le début du baromètre, les sympathisants du Rassemblement National soutiennent avant tout Marine Le Pen (91%), largement devant Marion Maréchal (53%) et Éric Ciotti (46%). 

Focus : des électorats de gauche plus contrastés 

Un regard plus approfondi sur le profil des électeurs potentiels des candidats et personnalités associés au Parti socialiste (Raphaël Glucksmann, François Hollande et Olivier Faure) donne des résultats intéressants et distinguant des lignes de forces pour chacun de ces personnes : le fondateur de Place Publique étant dominant auprès des 65 ans et plus, des catégories professionnelles supérieures et des électeurs les plus diplômés, tandis que François Hollande s’appuie plutôt sur les plus jeunes générations, les catégories populaires voire les sympathisants Insoumis (30% de potentiel de vote). Si Raphaël Glucksmann dispose du plus haut potentiel auprès des proches du Parti socialiste (65% contre 57% pour François Hollande et 42% pour Olivier Faure), la situation est plus homogène auprès des proches des Écologistes (respectivement 40%, 44% et 37%). Notons enfin qu’un tiers des proches de Renaissance indiquent également qu’ils pourraient accorder leur voix à Raphaël Glucksmann (contre 20% pour François Hollande et Olivier Faure). 

Enfin, une petite fraction des Français indiquent qu’ils pourraient voter indifféremment pour Raphaël Glucksmann et François Hollande (12%) ; 44% des proches du Parti socialiste. On relève par ailleurs qu’une même proportion (12%) des Français indiquent qu’ils pourraient voter pour Raphaël Glucksmann mais pas pour l’ancien Président (21% des proches du PS et 22% des proches de Renaissance), tandis que 8% pourraient à l’inverse voter pour François Hollande mais pas pour le fondateur de Place Publique. 

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